Aubry change d'avis : "Si Hollande est prêt à venir à la primaire, bah c'est formidable"

Aubry change d'avis : "Si Hollande est prêt à venir à la primaire, bah c'est formidable"

REVIREMENT - D'abord opposée à une participation du président à la primaire de gauche, Martine Aubry s'y est finalement résolue, a-t-elle expliqué, jeudi 25 février à Lille. Et de faire la promotion de l'exercice qui avait fait le succès du PS en 2011.

Martine Aubry enfonce le clou mais change de main. Quelques heures après la publication de sa tribune en forme de réquisitoire contre la politique de l'exécutif, la maire de Lille semble finalement se prononcer favorablement pour l'organisation d'une primaire à gauche, y compris dans la perspective d'une candidature de François Hollande à sa propre succession.

"S'il est prêt à venir, bah c'est formidable"

C'est en effet la position qu'a tenue Martine Aubry jeudi 25 évrier lors d'une réunion publique à Lille organisée par le collectif "Notre Primaire". Un revirement pour l'ancienne ministre du Travaili, qui estimait jusqu'alors que la candidature du chef de l'Etat balayait toute possibilité de scrutin interne au parti pour la désignation de son candidat.

"C'est vrai que dans un premier temps (...) je me suis demandée comment on peut demander à un président de la République – s'il est candidat – d'aller dans une primaire. J'ai eu une réaction un petit peu institutionnelle", a expliqué l'élue. Et de poursuivre : "Si maintenant ça a l'air d'être le chemin, que François Hollande est candidat et qu'il est prêt à venir dans cette primaire, bah c'est formidable."

"Il faut pousser à ce que chacun accepte de venir"

"A ce moment-là, il faut convaincre tous les camarades de gauche d'aller à cette primaire. Et que les citoyens décident", a cependant ajouté Martine Aubry. Jean-Luc Mélenchon, au moins, qui a annoncé qu'il se lançait dans la bataille de la présidentielle, ne devrait pas répondre à l’invitation de l'ex eurodéputée.

"Le premier secrétaire du PS a dit (...) qu'il était pour la primaire et qu'il fallait l'organiser ensemble, et bien allons-y dans ces conditions ! Et comme le président de la République a l'air de dire que s'il était candidat il n'y serait pas opposé, et bien alors voilà il faut pousser à ce que chacun, y compris ceux qui ne veulent pas venir, accepte de venir dans ce grand mouvement démocratique", a encore expliqué Martine Aubry à la presse.

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Dans son édition publiée ce mercredi après-midi, Le Monde a publié une tribune, cosignée notamment par Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, qui critique la politique menée par le tandem Hollande-Valls faisant, selon eux, courir le risque d'un "affaiblissement durable de la France". "Ce n'est plus simplement l'échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s'il n'est pas mis un coup d'arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés", écrivent les 18 signataires, dont les députés PS "frondeurs" Christian Paul, Benoît Hamon et l'adjoint (PS) d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, Bruno Julliard.

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