"Stupidité crasse" : Bayrou accuse Sarkozy de diviser les Français

"Stupidité crasse" : Bayrou accuse Sarkozy de diviser les Français

STUPIDITÉ CRASSE - Invité d’Audrey Crespo-Mara ce jeudi, François Bayrou a eu des mots très durs contre Nicolas Sarkozy, jugeant que sa démarche électorale "ne sert pas l'avenir du pays".

Invité sur LCI ce jeudi matin, le président du Modem François Bayrou a violemment critiqué Nicolas Sarkozy. Réaffirmant son soutien à Alain Juppé, il a jugé que les deux favoris de la primaire de la droite avaient "des options absolument différentes". "Nicolas Sarkozy a choisi de rechercher le succès électoral par la division du pays en obsédant les Français sur l'origine, la religion, l'identité, les ancêtres". 


Interrogé sur le tweet très matinal du maire de Bordeaux déplorant la "nullité" du débat politique, il a jugé "le mot juste".

"Stupidité crasse"

"Ce débat politique désespérant où l’on fait croire que c'est dans l'origine des êtres humains que se trouve leur avenir, je suis très en réserve et en réticence par rapport à ce choix", a déclaré le maire de Pau. Il a ensuite qualifié de "stupidité crasse" les discours excluant "du peuple français" tous ceux qui ont gardé "le souvenir de leurs origines" et regretté cette stratégie électorale qui "ne sert pas l'avenir du pays". 

VIDÉO - François Bayrou dénonce la "stupidité crasse" des manoeuvres de Nicolas Sarkozy

S'il refuse de définir Nicolas Sarkozy comme le "Trump français", il ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre les deux hommes, car à ses yeux l’ancien chef de l’État s’inspire des méthodes du milliardaire américain. "Il a compris une loi électorale que Donald Trump a très bien compris aux États-Unis : c'est en disant les choses les plus choquantes qu'on gagne des voix", a-t-il déploré.


Enfin, le maire de Pau a répété qu’il prendrait ses responsabilités en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite. C'est-à-dire qu'il se présenterait à l'élection présidentielle. Si, au contraire, Alain Juppé représentait les Républicains, il le soutiendrait. 

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