Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande sur France Inter

Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande sur France Inter

DIRECT PR - Le président de la République est intervenu, ce vendredi soir, sur France Inter. Brexit, réforme du code du travail, chômage, extrême droite, Notre-Dame-des-Landes, etc. Le point sur ses principales déclarations.

Quelques heures avant de s’envoler vers la Polynésie, François Hollande répondait aux questions de Nicolas Demorand sur France Inter, ce vendredi soir, en duplex depuis Bruxelles où se tenait un sommet européen à haut risque.

Le chef de l'Etat est revenu sur plusieurs dossiers d'actualité tels que la possible sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la réforme du code du travail, le référendum local sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, etc.

 Brexit : "Si les Britanniques veulent sortir", "j'en prendrai acte"

"Je fais ce qu'il faut pour que nous puissions garder le Royaume-Uni dans l'Europe, mais à condition que l'Europe puisse avancer", a déclaré le chef de l’État, alors que les négociations entre Londres et les 27 autres États membres de l'Union européenne pour modifier les termes de l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union Européenne se poursuivent, après 24 heures d'intenses tractations sans avancée significative. “Un compromis sera trouvé, je l’espère”.

Alors que le Premier ministre britannique David Cameron espère arracher un accord lui permettant d'organiser dès juin un référendum à haut risque sur l'appartenance de son pays à l'UE, François Hollande l’a mis en garde : "Il faut éviter la gesticulation, la dramatisation". "Si les Britanniques veulent sortir, je le regretterai pour l'Europe, pour la France. J'en prendrai acte", a-t-il tonné, avant de conclure : "La première volonté française, c'est de garder l'Europe à 28." 

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 Réforme El Khomri : "Les droits des salariés" seront protégés

Interpellé par un auditeur "en colère", François Hollande a promis que "les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause" par la réforme du droit du travail, qui sera présentée en mars, très critiquée par les syndicats et une partie de la gauche. "Tout ce que je veux, c'est non pas remettre en cause des droits, les droits vont être respectés. Je veux qu'il y ait plus de négociations collectives, je veux qu'il y ait plus de souplesse, plus de sécurité, plus de visibilité", a-t-il souligné. 

A deux reprises, François Hollande a répété, à qui veut l’entendre : "Je ne veux pas allonger le temps de travail. Ce qui est important, c’est la souplesse". "Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir une loi de gauche ou une loi de droite", a poursuivi le chef de l’Etat, dans un clin d’oeil appuyé à Tony Blair (“Il n'y a pas de politique économique de droite ou de gauche, il y a des politiques économiques qui marchent et d'autres qui ne marchent pas”, avait déclaré l'ancien Premier ministre britannique).

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► Sans baisse du chômage, Hollande répète qu'il ne se représentera pas en 2017

Après avoir défendu la future réforme du code du travail, François Hollande est revenu sur sa promesse de ne pas se porter candidat en 2017 si la courbe du chômage ne s'inversait pas.  "Je n'ai qu'une seule parole : s'il n'y a pas de baisse du chômage, vous savez quelle conclusion j'en tirerai", a-t-il lancé.

"Je me suis engagé personnellement. J'ai dit que je serai jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas. Je n'ai de ce point de vue-là qu'une seule parole. J'ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu'il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage", a-t-il ajouté.

► Les conditions sont "réunies" pour un nouveau 21 avril

"Bien sûr que [les conditions] sont réunies" pour un nouveau 21 avril 2002, a déclaré le chef de l'Etat. Le 21 avril 2002, l'ex-président du Front national Jean-Marie Le Pen s'était qualifié pour le second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac, le socialiste Lionel Jospin ayant lui été éliminé au premier tour. 

Comme on lui demandait s'il pensait toujours à cet événement, le président Hollande a répondu: "Bien sûr que j'y pense, parce que je l'ai vécu, j'étais (...) Premier secrétaire du Parti socialiste ce soir-là"."J'ai appelé après 20 heures, malgré le choc, à voter pour Jacques Chirac", a-t-il rappelé. "Chacun doit y réfléchir, non pas pour essayer de trouver je ne sais quelle combinaison pour éviter cette éventualité, mais se dire, en responsabilité: qu'est-ce qu'on veut".

► NDDL : " Voulez-vous ou ne voulez-vous pas l'aéroport?", telle est la question

François Hollande a indiqué vendredi que la question soumise au futur référendum local sur le projet controversé d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes sera : "Voulez-vous ou ne voulez-vous pas l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ?". "Si les personnes consultées répondent oui, il faut faire l'aéroport, il sera fait. Si elles répondent non, il ne sera pas fait", a-t-il promis. 

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