Conseil national des Républicains : les ténors boycottent Nicolas Sarkozy

Conseil national des Républicains : les ténors boycottent Nicolas Sarkozy

ALL BY MYSELF - Ce week-end, les Républicains tenaient leur conseil national, censé définir la ligne du parti en vue des primaires. Un conseil orchestré par Nicolas Sarkozy et boycotté par ses principaux rivaux, qui ont brillé par leur absence lors de son discours de clôture. Ambiance.

Nicolas Sarkozy est bien à la peine pour rassembler sa famille politique, et cela s'est vu ce week-end lors du conseil national des Républicains (LR), qui a pour but de définir la ligne politique du parti en vue de la primaire puis de l'élection présidentielle.

L'ancien chef de l'État s'est fait littéralement lâcher par les ténors du parti, qui sont également ses concurrents directs à la primaire. "Faites votre jugement sur le comportement des uns et des autres en toute liberté. Je ne suis pas là pour commenter", a-t-il lancé ce dimanche, après avoir remercié Jean-Pierre Raffarin de sa présence.

Seul au monde... ou presque

En s'adressant ainsi à l'ancien Premier ministre, Nicolas Sarkozy a adressé un message aux absents, et ils sont nombreux à avoir boycotté le conseil dimanche. Alain Juppé avait des "engagements familiaux", tout comme Jean-François Copé. L'excuse de Bruno Le Maire est à peine différente : "C'est la Saint-Valentin, je vais la fêter avec ma femme, et je vais m'occuper de mes quatre enfants".

Nadine Morano, elle, devait se rendre au "100e anniversaire de la naissance du général Bigeard", un "résistant" des guerres d'Indochine et d'Algérie. Des absences auxquelles on peut ajouter celles de François Fillon et de Nathalie Kosciusko-Morizet. Nicolas Sarkozy ne pouvait alors compter que sur ses proches, comme Laurent Wauquiez. Trop peu pour donner l'image d'un parti uni.

De gros vents et une petite victoire

Un gros flop pour celui qui avait prévu de marquer le coup pour ce conseil : il souhaite proposer un texte sur les orientations du parti, qui prévoit notamment de définir "la place de la Nation" et devra servir de feuille de route pour le candidat du parti à la présidentielle. Sauf que pour les rivaux du président, pas question de plier le genou, le candidat élu fera ce que bon lui semble.

Avec 55,3% des suffrages et 532 voix (seuls 980 conseillers ont voté sur près de 2000), c'est néanmoins bien le favori de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel, qui a été élu pour succéder à Jean-Pierre Raffarin à la présidence du Conseil national. Une victoire plus courte que prévue, mais qui restera sa seule du week-end.

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