Dimanches travaillés : Anne Hidalgo change de cap

Dimanches travaillés : Anne Hidalgo change de cap

OUI MAIS NON – La maire de Paris a changé d’avis sur les dimanches travaillés dans la capitale. Auparavant fermement opposée à cette mesure, elle souhaite dorénavant donner la possibilité aux commerçants d’ouvrir 12 dimanches par an.

C’était presque devenu une bataille personnelle. Depuis longtemps opposée au travail dominical proposé dans la loi Macron, la maire de Paris Anne Hidalgo vire de bord et souhaite, pour 2017, autoriser les commerçants de sa ville à travailler 12 dimanches par an. 


Un dispositif en réalité déjà effectif depuis cette année, sur décision du préfet. Agacée de ne pas avoir été consultée sur le sujet, Anne Hidalgo, alors en croisade contre les dimanches ouvrés, avait déclaré sur RTL : "La méthode de la loi Macron n’est pas la bonne. Il faut impliquer les maires."

"Nous voterons contre cette proposition"

Un vœu pieux exaucé en juin 2016 par le Conseil constitutionnel qui a estimé qu’en matière de dimanches travaillés, c’est bien la mairie de Paris qui est amenée à avoir le dernier mot. Mais, libérée de l’ingérence préfectorale, Anne Hidalgo n’en a guère profité pour mettre son discours à exécution. Et la question des douze dimanches ouvrés devrait être soumis au vote lors du prochain conseil de Paris en novembre.


La raison de son revirement ? C’est son directeur de cabinet, Mathias Vicherat, qui l’explique aux Echos : "Nous faisons ce choix par pragmatisme, les zones touristiques internationales parisiennes bénéficient aux grandes enseignes et créent un effet de concurrence avec le petit commerce, surtout pendant les pics d’activité, avant Noël notamment. Les fédérations nous ont demandé un maximum de dimanches du maire pour rééquilibrer la situation."


Un argument dans lequel ne se reconnaissent pas les élus écologistes et communistes, qui souhaitent éviter la généralisation des dimanches travaillés. David Belliard, co-président du groupe écologiste au Conseil de Paris, indique ainsi à LCI : "On s'opposera à cette mesure proposée au vote. On nous dit qu'il faut s'adapter aux zones touristiques internationales (ZTI, ndlr), on nous parle de la concurrence des petits commerces. Mais moi, je n'ai jamais vu d'étude d'impact chiffrée indiquant que les petits commerces souffriraient de rester fermer le dimanche, par rapport aux grands magasins. A la place, on pourrait imaginer de leur donner des moyens supplémentaires ou encore d'en faire la promotion auprès des Parisiens." 

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