Enseignants, assistants d'éducation... : le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer dessine les contours de son opération "Devoirs faits"

INTERVIEW - Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, souhaite que les devoirs soient désormais faits à l’école afin de réduire les inégalités entre élèves. Invité de LCI ce vendredi matin, il a décrit sa méthode pour y parvenir et quels acteurs il compte mettre à contribution.

Il y a quelques jours, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté l’opération "Devoirs faits", un programme qui propose d'aider les élèves gratuitement à faire leurs devoirs au sein de leur établissement, si les parents le souhaitent, grâce à un temps d'études accompagné. "Cela va changer la vie de familles", veut croire ce partisan des devoirs donnés très tôt, bien avant la 6e.


A ses yeux, il est devenu nécessaire "d’internaliser les devoirs à l'intérieur de l'école ou des établissements" en raison des inégalités entre les élèves qui bénéficient d’aide à la maison et ceux qui n’en bénéficient pas. La mise en place de cette opération sera progressive. Mais l'objectif est de pouvoir le proposer à au moins un collégien sur cinq dès la rentrée prochaine.

Blanquer veut labelliser les associations qui favorisent la progression des élèves

Sur la base du volontariat, les enseignants seront "au cœur du dispositif" selon le ministre, qui était interrogé sur notre antenne ce vendredi matin. Mais pas seulement.  Les assistants d’éducation seront également sollicités. "Je veux faire évoluer cette fonction. Ils sont aujourd’hui dans des missions de surveillance. Demain, il faut que ce soit le plus possible nos futurs professeurs, c'est-à-dire des gens qui se forment à des questions pédagogiques progressivement et qui le feront notamment en aidant les élèves", a expliqué Jean-Michel Blanquer.


Le ministre a également indiqué que 10.000 jeunes du service civique seront associés à cette opération. "Il y a un message très important pour la société française qui est le lien intergénérationnel", explique-t-il, en se félicitant que "des jeunes de 18 à 25 ans viennent aider des plus jeunes".

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L'intégralité de l'interview de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale

Enfin, il souhaite également mettre à contribution "le monde associatif et le monde de collectivités locales qui font déjà beaucoup aujourd’hui", selon lui, "en matière de soutien scolaire et à qui nous demanderons de continuer à faire ce qu'ils font". A ce titre, Jean-Michel Banquer envisage de "labelliser certaines actions d'associations" si ces initiatives favorisent la progression des élevés en difficulté.  "C’est cet ensemble qui permettra de faire ce progrès social et sociétal fondamental qui est d'avoir les devoirs réalisés à l'école et au collège", a conclu le ministre devant François-Xavier Ménage.

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