Bachar al-Assad est "un dictateur", "un manipulateur" : la mise au point de François Fillon

Bachar al-Assad est "un dictateur", "un manipulateur" : la mise au point de François Fillon

EMBARRASSÉ - François Fillon a assuré qu'il ne souhaitait pas "le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir". Des propos qui font suite aux paroles bienveillantes du dictateur syrien à son égard.

Alors que Bachar al-Assad a récemment dit tout le bien qu'il pensait de François Fillon, le candidat LR a jugé utile de s'expliquer.  Le chef de l'Etat syrien "est un dictateur, c'est un manipulateur", a-t-il déclaré mercredi 11 janvier sur BFMTV et RMC, après les déclarations du président syrien jugeant "bienvenue" la position sur la Syrie du candidat de la droite à la présidentielle. 


"Bachar al-Assad est un dictateur, c'est un manipulateur et j'attire l'attention des médias français sur le fait qu'il n'est pas forcément indispensable de se prêter aux manipulations de Bachar al-Assad", a affirmé l'ancien Premier ministre, en réaction à l'interview du dirigeant syrien diffusée lundi par RTL, France Info et LCP. "Si Monsieur Fillon met en application ce qu’il dit, ce sera très bien", avait déclaré le président syrien. "Sa position sur les terroristes, quand il dit que ça reste la priorité et que l’on ne doit pas faire ingérence dans les affaires des autres pays, cette position est la bienvenue", avait-il ajouté. 

Un soutien encombrant pour François Fillon ?

"On voit bien que c'est une manipulation. Un dictateur qui fait des déclarations devant les télés françaises sur la politique française, ça s'appelle une manipulation", a insisté François Fillon, favorable à un dialogue avec tous les protagonistes du conflit syrien.  "Non, je ne souhaite pas le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir", a-t-il assuré. "C'est un dictateur avec un passé sanglant (...), répète François Fillon. Je dis simplement (...) que Bachar al-Assad a le soutien d'une partie de son peuple (...) et la diplomatie française et la diplomatie occidentale, en refusant l'idée même de parler avec Bachar al-Assad, s'est exclue du conflit syrien".


La mise au point de François Fillon concernant l'homme fort de Damas est sans doute également liée aux interrogations que sa propre position vis-à-vis du leader syrien suscite. Pour rappel, le candidat de la droite avait déclaré le 17 novembre, lors du dernier des trois débats télévisés entre candidats à la primaire de la droite, qu'il rouvrirait "au moins un poste diplomatique à Damas pour avoir un canal de discussions avec le régime syrien" s'il était élu. Il avait par ailleurs estimé que le régime de Damas offrait le meilleur rempart contre le djihadisme pour les chrétiens d'Orient.


La semaine dernière, son équipe de campagne avait dû prendre ses distances avec le voyage du filloniste Thierry Mariani en Syrie, à la rencontre du régime syrien. "Thierry Mariani fait librement son travail de parlementaire mais il n'est porteur d'aucun message de François Fillon, qui n'est aucunement engagé", avait dû préciser auprès du Figaro Bruno Le Maire, conseiller de François Fillon sur les questions diplomatiques. 

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