Impôts : ce qui va augmenter ou diminuer à partir de 2018

REFORMES - En amont du projet de loi de finances pour 2018, le gouvernement dévoile, depuis l'été, une série de réformes fiscales qui toucheront les particuliers et les entreprises. LCI fait le point.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, appelle cela un "effet de souffle fiscal en faveur de l'investissement, de l'emploi et de la croissance". Le gouvernement planche, en amont de la loi de finances pour 2018, sur les derniers arbitrages en matière de fiscalité des entreprises, des particuliers et du patrimoine. 


Au-delà de la communication du gouvernement relative à la baisse de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, le projet fiscal de l'exécutif se dessine peu à peu. Voici ce que l'on peut en retenir pour l'heure. 

Exonération de la taxe d'habitation

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a détaillé mercredi le rythme de la réforme de la taxe d'habitation, l'une des grandes promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Dès 2018, 30% des Français bénéficieront de l'exonération promise. D'ici 2020, 80% des ménages seront concernés, dans la limite de 30.000 euros de revenus annuels pour un célibataire, de 48.000 euros pour un couple sans enfants et de 54.000 euros pour un couple avec enfant. Les 20% qui continueront à acquitter cette taxe locale ne verront pas le montant augmenter, promet le gouvernement. Ce dernier a également promis aux collectivités de compenser le manque à gagner qui en résultera. 

Hausse de la CSG

En contrepartie d'une baisse des cotisations sur la fiche de paye des salariés, le gouvernement mettra en oeuvre, dès 2018, la hausse de 1.7 point de la Contribution sociale généralisée (CSG). Si elle s'annonce indolore pour les salariés et les agents de la fonction publique, elle impactera en revanche les retraités touchant des revenus supérieurs à 1.200 euros nets par mois, soit 9 millions de personnes. 

Baisse de l'impôt sur les sociétés

Dans le cadre de son "plan d'action pour l'investissement et la croissance", le Premier ministre a confirmé, le 11 septembre, la diminution progressive de l'impôt sur les sociétés de 33.33% actuellement à 25% en 2022. Dès 2018, les 500.000 premiers euros seront imposés à hauteur de 28%. Au-delà des 500.000 euros, la baisse sera enclenchée à partir de 2019, avec un taux de 31%. L'allègement, sur toute la période, représentera un effort de 11 milliards d'euros. Il s'accompagnera de la transformation du CICE en baisse de charges "pérenne" pour les entreprises. 

Taxation forfaitaire unique du capital

Le gouvernement s'engage également, à partir de 2018, à mettre en oeuvre un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus de l'épargne (intérêts, dividendes et plus-values de cession de valeurs mobilières), à hauteur de 30%, correspondant à 1.5 milliard d'euros de baisse d'impôts. Les produits déjà défiscalisés comme le livret A, ne sont pas concernés. L'assurance-vie en revanche le sera, mais au-delà de 150.000 euros sur les flux "à venir". Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 resteront exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à leur 12e année, avant d'être soumises au PFU. 

Transformation de l'impôt sur la fortune

En 2018, le gouvernement va également sonner le glas de l'ISF, jugeant cet impôt trop dissuasif par rapport aux autres pays européens. Les valeurs mobilières, qui représente près de la moitié des recettes, échapperont désormais à cette taxation. Un "impôt sur la fortune immobilière" s'appliquera spécifiquement aux patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1.3 million d'euros, selon le même barème que l'ISF. 

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