IRFM : seuls 7 anciens députés jouent le jeu de la transparence en dévoilant leurs dépenses pendant leur mandat

ASSEMBLÉE NATIONALE - Le collectif Regards citoyens, qui œuvre pour la transparence démocratique, a demandé aux députés de la précédente législature de fournir les relevés bancaires liées à leurs dépenses en tant que députés. Seulement sept d'entre eux ont répondu favorablement.

Alors que le texte de moralisation de la vie publique sera à partir du lundi 24 juillet discuté en séance publique à l’Assemblée nationale, après que le débat sur le sujet a fait rage en commission des lois, l’association Regards citoyens s’est prêtée à un exercice inédit : elle a demandé aux 577 députés de la précédente législature de fournir leurs relevés bancaires dédiés à leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Résultat ? Sept parlementaires ont accepté, 18 ont refusé, les autres n’ont pas répondu. L'initiative visait à "mieux faire comprendre aux citoyens la légitimité de ces frais", explique le collectif, qui depuis 2009 œuvre pour la libéralisation des données et la transparence démocratique.


Parmi les 577 députés de la quatorzième législature, qui a pris fin en juin dernier, seuls Brigitte Allain (ancienne députée EELV de Dordogne), Isabelle Attard (ancienne députée DVG du Calvados), Jean-Luc Bleunven (ancien député DVG du Finistère), Joël Giraud (député PRG des Hautes-Alpes), Régis Juanico (député PS de la Loire), Dominique Raimbourg (ancien député PS de Loire-Atlantique) et Barbara Romagnan (ancienne député PS du Doubs) ont accepté de jouer le jeu de la transparence, indique le collectif Regards citoyens.

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Note de frais : les parlementaires devront rendre des comptes

Billets de train, frais de bouche, coiffeur, etc.

"Les relevés dévoilent l'activité financière assez classique d'un-e députée", précise l'association Regards citoyens dans son communiqué. L’indemnité représentative de frais de mandat, d’un montant brut de 5600 euros par mois, est destinée à couvrir leurs frais. En regardant de plus près les relevés bancaires de ces sept députés, on constate que l’une des principales dépenses réside dans les frais de déplacement, des billets de trains entre leur circonscription et Paris, des taxis ou des péages et des déjeuners achetés sur des aires d'autoroute.


D'autres dépenses, assez banales également, figurent sur les lignes des relevés des parlementaires : parmi lesquelles, des frais de bouche, des dépenses en fleurs pour les cérémonies officielles ou encore des visites chez le coiffeur. Sur les différents relevés bancaires, qui remontent sur six mois, on retrouve aussi de nombreux déjeuners ou dîners de travail. Ce qui tendrait à démontrer que nos chers parlementaires ne se laissent pas inviter par leur interlocuteur. Sur le plan éthique, c'est déjà un point positif.

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