"Je n'ai pas eu l'impression d'être fainéant" : Valls invite Macron à "faire attention aux mots"

"Je n'ai pas eu l'impression d'être fainéant" : Valls invite Macron à "faire attention aux mots"

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INTERVIEW - Invité de France 2, l’ex-Premier ministre en a profité pour répondre aux propos d'Emmanuel Macron sur les "fainéants" du précédent quinquennat. Tout en assurant vouloir la réussite de l'actuel président.

L’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls était ce dimanche l'invité du nouveau magazine politique de France 2. Interrogé sur le mot "fainéants" utilisé par le président de la République et qui a fait polémique, l'ex-Premier ministre a estimé qu'il fallait "faire attention aux mots, ils ont leur importance". Je pense qu'aujourd'hui on a besoin de vérité, de réformes puissantes (...) et on a besoin en même temps de mots qui permettent de réconcilier, d'apaiser, de rassembler", a-t-il poursuivi. 


Selon l’entourage du chef de l’Etat, ces propos visaient les responsables politiques des précédents quinquennats opposés à la réforme. "Vu la fatigue que j'ai éprouvée après ces cinq années, notamment à Matignon, je n'ai pas eu l'impression d'être fainéant", a glissé l’ancien Premier ministre de François Hollande sur le plateau de "19H le dimanche" sur France 2.

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Macron fustige "les fainéants" et créé un (nouveau) tollé

Le député de l'Essonne, qui a rejoint les rangs de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale après avoir brigué en vain l'investiture de la République en marche aux législatives, s’est défendu de toute "rancœur" ou "jalousie" à l'égard du ministre de l'Economie devenu président et a assuré en outre vouloir la contribuer à [la] réussite" d'Emmanuel Macron.


"La rancœur, la jalousie ça ne fait pas partie de mon caractère", a déclaré l’ancien Premier ministre de François Hollande. "Je ne vais pas vous dire le contraire, j'aurais aimé être à sa place, mettre en œuvre une politique qui permette de dépasser les clivages droite-gauche", a-t-il poursuivi.

"Nous avons vécu un petit miracle"

Vaincu en janvier dernier lors des primaires de la gauche, Manuel Valls avait soutenu Emmanuel Macron avant le premier tour de l'élection présidentielle, aux dépens du vainqueur de la primaire Benoît Hamon. "Je veux sa réussite, ça n'est pas une posture. Je pense que nous avons vécu un petit miracle, que normalement c'est le populisme qui devait l'emporter. Nous aurions pu avoir un deuxième tour Le Pen-Mélenchon. L'élection d'Emmanuel Macron (...) a permis d'éviter cela", a déclaré  Manuel Valls.

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