"Je ne compte pas me laisser dicter ma conduite par la médiocrité des perfidies" : Brigitte Macron se confie sur sa vie à l’Elysée

"Je ne compte pas me laisser dicter ma conduite par la médiocrité des perfidies" : Brigitte Macron se confie sur sa vie à l’Elysée

CONFIDENCES - Dans le livre L’Elysée au féminin, à paraître le 11 octobre prochain, l’historienne Joëlle Chevé a sollicité la Première dame Brigitte Macron. Qui lui a répondu...

Des confidences... mais tout en retenue, sans trop en dévoiler. Politiquement correct, dira-t-on. Brigitte Macron a accepté de se livrer un peu, pour un livre, L’Elysée au féminin, de la IIe à la Ve république, entre devoir, pouvoir et désespoir, qui paraît le 11 octobre prochain. L’auteure de l’ouvrage Joëlle Chevé, qui est historienne, s’est entretenue avec la Première dame sur de multiples thèmes. Des extraits ont été dévoilés ce mercredi dans Point de vue et par la maison d'édition.


Brigitte Macron se confie ainsi sur son rôle dans la campagne. Et fait montre, comme toujours de la plus grande discrétion. "Lui seul a été élu le 7 mai 2017", dit-elle. "L'élection de mon époux à la Présidence de la République a suscité beaucoup d'espoirs et créé une attente auxquels il est essentiel de répondre. C'est donc avec responsabilité et gravité que je suis aujourd'hui à ses côtés et que j'essaie, à ma manière, de me rendre utile." Elle explique aussi pourquoi, avec le président, le choix de l’Elysée comme résidence principale a été très vite retenu : "Pour pouvoir être le plus souvent possible ensemble", dit-elle. "Cela nous permet de nous voir dans la journée, entre deux rendez-vous, et d'être ensemble pour dîner presque tous les soirs lorsque nous n'avons pas d'obligations particulières." 

Ce ne sont pas forcément les femmes qui commandent aux destinées du monde mais c'est d'abord elles qui en subissent les fracasBrigitte Macron

L’Elysée reste, elle en convient, "un lieu de travail et de réceptions officiels et il gardera cette vocation". La vie de famille, avec les enfants et les petits-enfants, a "trouvé naturellement sa place mais la majeure partie du temps en dehors du Palais." Brigitte Macron redit, encore, la place et la force de son couple.  "C'est le couple que nous formons qui nous protège", raconte-t-elle. Et se veut, jusqu'au bout, positive, combattive. "Je ne compte pas me laisser dicter ma conduite par la médiocrité des perfidies anonymes ou les malveillances. Je reçois beaucoup de messages d'encouragements et d'amitié. C'est avec ceux-là que je souhaite avancer."


Brigitte Macron évoque encore le statut de la Première dame, et notamment la charte de transparence sur le statut du conjoint du chef de l’Etat qui a été élaborée et publiée sur le site  de l’Elysée. "C'est une première", dit-elle. "Les Français doivent savoir ce que je fais, comment je le fais et avec quels moyens." Mais elle indique vouloir tenir sa place. "Je n'irai pas sur les territoires de l'exécutif. Ma fonction m'amène à être sur un temps différent, loin de l'actualité." Mais plus généralement, elle croit à un rôle "essentiel" des femmes en politique et dans la société. "Ce ne sont pas forcément elles qui commandent aux destinées du monde mais c'est d'abord elles qui en subissent les fracas", estime la Première dame. "Je dialogue avec les épouses des dirigeants à travers le monde, je réfléchis avec nombre d'entre elles. Elles souhaitent toutes prendre des initiatives. En France comme ailleurs, il ne faut jamais baisser la garde. (...) La lutte pour l'émancipation des femmes est un combat quotidien." 


Brigitte Macron porte d’ailleurs un regard admiratif sur les précédentes Premières dames : "Elles ont toutes, à leur manière, apporté quelque chose, déverrouillé des convenances datées. Elles ont transmis une image de femmes de leur époque, certaines ont même été en avance sur leur temps. Si rien n'est jamais facile, il reste toujours de très belles choses à faire."

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Destins exceptionnels, entre évolution de la condition féminine et violence médiatique

Le livre L’Elysée au féminin, de la IIe à la Ve république sort donc le 11 octobre prochain. Alors que le débat sur le statut de l'épouse du président de la République ressurgit, l'historienne Joëlle Chevé y retrace les destins exceptionnels des Premières dames. Des oubliées, telles Theresa Tallien, Joséphine Bonaparte, Élise Thiers ou Henriette Poincaré, à Brigitte Macron, en passant par Michelle Auriol, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle ou Danielle Mitterrand. Une trentaine de portraits officiels et intimes dévoilent comment chacune a vécu ce redoutable honneur, entre nostalgies monarchiques, égalitarisme républicain, évolution de la condition féminine et violence médiatique.


>  L'Élysée au féminin de la IIe à la Ve république, entre devoir, pouvoir et désespoir, par Joëlle Chevé. 24 euros. Sortie le 11 octobre aux éditions du Rocher.

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