Le père d'une victime de Mohamed Merah poursuit Éric Woerth et Nicolas Sarkozy

Le père d'une victime de Mohamed Merah poursuit Éric Woerth et Nicolas Sarkozy

TOLLÉ - Dans un débat télévisé, Éric Woerth avait estimé que l'affaire Merah n'était pas un attentat mais "le crime d'un furieux". Le père d'une des victimes de Mohamed Merah a décidé de poursuivre l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Il a déposé plainte.

Albert Chennouf-Meyer, le père du soldat Abel Chennouf, abattu par Mohamed Merah en 2012 à Montauban, a confirmé mardi avoir porté plainte contre Nicolas Sarkozy et Eric Woerth. Une plainte pour "contestation de crime contre l'Humanité et diffamation" portant "atteinte à l'honneur" de leur fils et mari. En cause : les propos de l'ancien ministre du Travail, sur le plateau d'I-télé le jeudi 28 janvier dernier. En effet, l'ancien ministre a affirmé, lors d'un débat avec le numéro 2 du FN, Florian Philippot, qu'il n'y avait pas eu d'attentat sous la présidence de Nicolas Sarkozy et que l'attaque de Mohamed Merah n'était que "le crime d'un furieux". Des propos tenus par Éric Woerth qui ont suscité une véritable vague d'indignation.

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"Qu'ils cessent, s'est exclamé Albert Chenouf-Meyer ce lundi  à France 3 Midi-Pyrénées.  Nous sommes meurtris, agressés par ces propos". Le père du soldat Abel Chennouf, s'en était déjà pris à Éric Woerth, dès samedi, qualifiant d'"absurde" cette "stratégie à nier l'attentat de 2012 à Toulouse pour nettoyer" le bilan de Nicolas Sarkozy. Dimanche soir, Albert Chennouf-Meyer avait précisé sur Twitter qu'il retirerait sa plainte si Nicolas Sarkozy et Éric Woerth présentaient "leurs excuses" aux familles des victimes de Mohamed Merah.

Pas de mea culpa pour autant

Face au tollé, l'ex-ministre du Budget avait tenté d'éteindre l'incendie sur son compte Twitter samedi soir. Quitte à opérer un rétropédalage en parlant à nouveau "d'attentat" pour qualifier la tuerie de Mohamed Merah. Selon lui, ses propos ont été "déformés" et il s'agirait d'une "vaine polémique" et d'une "tentative d'instrumentalisation".

De son côté, Nicolas Sarkozy, également visé par une plainte, avait assuré en décembre dernier sur Europe 1 qu'il n'y avait "pas eu un seul attentat en France" de 2002 à 2011. Or, son quinquennat s'était terminé sur les "tueries atroces" de Toulouse. Des propos qui avaient également provoqué la colère des familles de victimes. 

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