Les Républicains : Lydia Guirous règle (encore) ses comptes

Les Républicains : Lydia Guirous règle (encore) ses comptes

LES REPUBLICAINS – Lydia Guirous, remerciée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, a critiqué mardi matin la dérive "buissonnienne" portée par la direction des Républicains.

Lydia Guirous ne veut plus faire partie de la direction des Républicains. L'ex-porte-parole du parti, congédiée de son poste la semaine dernière, est revenue mardi matin sur son refus de la fonction de déléguée aux nouveaux adhérents qui lui avait été proposée en échange. "J'ai choisi de ne pas céder mes convictions pour un poste et j'ai dit que je ne souhaitais plus faire partie de l'équipe dirigeante des Républicains", a-t-elle affirmé sur le plateau d'iTélé.

"On ne gagnera pas 2017 avec les idées de 2012"

En cause, selon elle, le virage sur sa droite envisagé par le parti. "Quand on voit l'orientation qui va être celle du parti, quand on voit certaines personnalités politiques, j'ai l'impression que les Républicains se transforment en école buissonnienne", a-t-elle expliqué. Une référence à l'ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, qui prônait lors de la dernière élection présidentielle une ligne très à droite, notamment sur les questions d'immigration, à même selon lui de siphonner les voix du Front national. Pour Lydia Guirous, cette stratégie est vouée à l'échec : "On ne gagnera pas 2017 avec les idées, les méthodes et les visages de 2012", a-t-elle mis en garde mardi matin.

L'ex-porte-parole s'est déjà emportée à plusieurs reprises contre la ligne idéologique retenue par les Républicains. Invitée samedi de l'émission "On n'est pas couché", elle a ainsi estimé que son éviction était "un soulagement, une libération". "Quand on transforme les Républicains en école buissonnienne, je préfère faire l'école buissonnière", avait-elle alors expliqué.

NKM, l'autre victime de la "ligne Buisson"

Lydia Guirous n'est pas la première victime de la "ligne Buisson". Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente des Républicains jusqu'aux régionales, a elle aussi été remerciée au lendemain du scrutin. Son principal défaut : être farouchement opposée, et ce depuis 2012, à la droitisation du parti. A sa place, Nicolas Sarkozy a préféré nommer Laurent Wauquiez, élu président de la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne sur un programme de droite dure.

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