Liens avec le FN : après la "maladresse" de son président, Sens Commun reporte son université de rentrée

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TOLLÉ - Dans un communiqué publié ce jeudi, Sens Commun a annoncé le report de son université de rentrée prévue ce dimanche à Asnières-sur-Seine. Plusieurs ténors des Républicains avaient annulé leur venue après une polémique sur les liens du mouvement conservateur avec le FN.

Sens Commun jette l'éponge. Le mouvement conservateur a décidé de reporter son université de rentrée initialement prévue ce dimanche, a-t-on appris dans un communiqué publié jeudi 12 octobre. Une décision qui fait suite à l'annulation de la venue de plusieurs ténors des Républicains dont Laurent Wauquiez, Daniel Fasquelle et Bruno Retailleau.  Ils s'étaient tous trois rétractés après la main tendue du président de Sens Commun, Christophe Billan, au FN, dans une interview au mensuel ultra-conservateur L'Incorrect.


"Une maladresse de communication du président de Sens Commun a été interprétée comme une prétendue main tendue à des appareils, voire à des partis qui sont pourtant nos adversaires politique", a tenté de se justifier le mouvement dans son communiqué. "Par égard pour eux - les participants de l'université de rentrée -, nous avons donc décidé de reporter cette journée de la France silencieuse, à une date que nous fixerons après l’élection du président des Républicains (les 10 et 17 décembre, ndlr)."

S'il y a le moindre passage à l'acte, ils n'auront plus leur place chez les RépublicainsLaurent Wauquiez

S'exprimant dans le magazine L'Incorrect, Christophe Billan s'était dit prêt à participer "avec bonheur à l'élaboration d'une plateforme réunissant toutes les bonnes volontés d'une droite véritable". "Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème." Des propos vite regrettés par le mouvement qui a affirmé qu'il ne "tend pas et qu'il ne tendra jamais la main au Front National".


Une déclaration qui avait fait bondir Laurent Wauquiez. "S'il y a le moindre passage à l'acte, ils n'auront plus leur place chez les Républicains, avait-il affirmé au micro de RTL mercredi 11 octobre. Notre famille a besoin de retrouver de la clarté". 

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