Martine Aubry critique (encore) le gouvernement et les "vieilles recettes"

Martine Aubry critique (encore) le gouvernement et les "vieilles recettes"

RÉCIDIVE - Mercredi 24 février, Martine Aubry a poursuivi son dégommage en règle du gouvernement, entamé plus tôt dans une tribune du "Monde". Mais pas question pour elle d'aller à la présidentielle, a-t-elle assuré ce jeudi sur RTL.

La gauche se fissure. Dans une tribune publiée mercredi 24 février dans Le Monde signée par plusieurs personnalités de gauche dont Martine Aubry, le bilan de François Hollande est attaqué. Le soir même, la maire de Lille en a remis une couche. "Je pense que beaucoup de décisions qui sont prises ne vont pas dans le bon sens et peuvent avoir des effets graves pour notre pays", attaque-t-elle.

"On n'a pas besoin de tout casser pour être compétitif"

Interrogée sur une primaire socialiste en vue de 2017, elle estime que "le président de la République n'a pas besoin d'aller dans une primaire". En revanche, si François Hollande ne se présente pas, elle est favorable à la tenue d'une telle élection. S'y présentera-t-elle ? "Ce n'est pas le sujet", a-t-elle déclaré mercredi 24 février. Le lendemain, sur RTL, elle était plus tranchée : "Ce n'est pas mon projet". Quoi qu'il en soit, elle prévient : "Pour qu'on ait une chance, il faut des résultats."

Martine Aubry s'en prend particulièrement à la loi El Khomri , qu'elle juge d'un autre temps. Pour elle, le projet de la ministre du Travail, qui vise notamment à faciliter le licenciement économique, est "une vieille recette". "On n'a pas besoin de tout casser pour rendre les entreprises compétitives", a dénoncé la maire de Lille qui estime qu'il y a "aujourd'hui des réponses modernes à apporter" à la crise que traverse la France. Parmi celles-ci ? Le rapprochement de la CSG progressive défendue par Jean-Marc Ayrault, aussi bien en tant que Premier ministre qu'en tant que député... mais laissée de côté par l'exécutif.

Un parti divisé

Les dernières lois présentées par "ses amis" n'obtiendront aucune faveur de la dame des 35 heures :"La déchéance de nationalité et la loi El Khomri : ce n'est pas de gauche". La maire de Lille dénonce également le peu d'intérêt du gouvernement à l'endroit de ses alliés. "Cela fait des mois que nous faisons des propositions qui ne sont pas écoutées", dénonce-t-elle. "La gauche réformiste, progressiste, c'est nous", a ajouté la maire de Lille.

De quoi énerver Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, qui a dénoncé dans la soirée "une faute politique". Rien de très étonnant, pour un membre célèbre de l'aile droite du PS, qui a ouvert la porte de sortie du PS aux signataires de la tribune du Monde : "Peut-être que cette question, ils devraient se la poser". Quant à savoir si le gouvernement est de gauche ou de droite, Martine Aubry a botté en touche.

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