Menaces de viol contre une militante à Fréjus : le coup de gueule des députées PS contre la fachosphère

Menaces de viol contre une militante à Fréjus : le coup de gueule des députées PS contre la fachosphère

RAS-LE-BOL - Plusieurs élues du Parti socialiste, dont des députées, organisent un rassemblement mercredi soir à Fréjus pour protester dénoncer le "racisme" et le "sexisme", après des menaces proférées contre Insaf Rezagui, secrétaire de section dans cette commune dirigée par le FN. Dans une tribune, elle ciblent "la violence portée par l'extrême droite politique".

Elles visent implicitement la mairie FN de Fréjus. Des élues socialistes, dont plusieurs députées, organisent un rassemblement ce mercredi soir, à 18h45, dans cette commune, pour dénoncer "le racisme et le sexisme" après des menaces de viol et de mort ainsi que des tentatives d'intimidation proférées contre Insaf Rezagui, secrétaire de section du PS et possible candidate aux législatives dans le Var


La jeune femme a annoncé début octobre son intention de porter plainte après avoir reçu ces menaces d'une personne dont elle ne pouvait garantir l'appartenance politique, mais qu'elle a identifiée comme "issue de la fachosphère" de Toulon. Elle en avait partagé un échantillon sur Twitter :

Le procureur a été saisi. Selon la plaignante, les menaces faisaient suite à un récent communiqué de presse de sa part critiquant le coût du projet de participation et les dérives financières de la mairie de Roquebrune-sur-Argens à un salon du tourisme au Canada.

"Ces intimidations sont intolérables"

Dans une tribune au quotidien Libération, ce mercredi, les députées dénoncent des tentatives d'intimidation, jugeant "inacceptable que la xénophobie et le racisme transpirent de chacun des tweets ou posts de ces réactionnaires cyberactifs". Et d'ajouter : "L’Etat de droit ne s’arrête pas aux frontières du numérique. L’Etat de droit ne s’arrête pas aux frontières des villes dirigées par l’extrême droite".


Selon les auteures de la tribune, parmi lesquelles figurent notamment l'ancienne ministre Marylise Lebranchu, la députée Marie-Arlette Carlotti, la députée européenne Pervenche Berès et la porte-parole du PS, Corinne Narassiguin, "cette violence est possible parce qu’elle est depuis de trop nombreuses années portée par l’extrême droite politique". La riposte est en effet politique : en septembre, Marine Le Pen, présidente du Front national, s'était précisément posée en défenseur des droits des femmes lors de son meeting dans cette même ville de Fréjus.

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