Ministres, Cosse et Placé veulent quand même rester conseillers régionaux

Ministres, Cosse et Placé veulent quand même rester conseillers régionaux

J'Y SUIS, J'Y RESTE – Les deux petits nouveaux au gouvernement, Emmanuelle Cosse et Jean-Vincent Placé, refusent d'abandonner leur siège à la région Ile-de-France. Au moins, l'un des deux avait prévenu.

Leur famille politique, qui prend déjà très mal leur soutien au gouvernement, risque de déchanter un peu plus. Fraîchement arrivés au gouvernement Valls 3, pas question pour Emmanuelle Cosse et Jean-Vincent Placé de quitter les bancs de la région Ile-de-France.

Cosse, le reniement

A commencer par la nouvelle  ministre du Logement dans le gouvernement Valls 3. Ce vendredi, elle a réaffirmé qu'elle gardait volontiers une place de conseillère régionale d'Ile-de-France. Il s'agit là de son seul mandat électif mais cette décision se heurte néanmoins aux règles internes du parti écologiste Europe Ecologie-Les Verts. En revanche, l'ex patronne d'EELV abandonnera la présidence de groupe au conseil régional. Une décision qu'elle a annoncé dans un mail adressé aux 14 élus du groupe écologiste et rendu public par France 3 Ile-de-France.

Une position vivement contestée par ses camarades écologistes pour celle qui réclamait lors de ses vœux à la presse début janvier une réforme constitutionnelle interdisant le cumul des mandats. Emmanuelle Cosse citait entre autres comme objectifs "la réduction du nombre d'élus" et "la poursuite de ce qui a été fait pour la réduction du cumul des mandats". Autre citation qui pèse lourd : lors de l'annonce des listes en course pour les élections régionales de 2015 , Emmanuelle Cosse garantissait également "une liste militante ouverte sur la société... et garantie sans cumul". Des convictions qui semblent s'être volatilisées dès son arrivée au gouvernement.

Placé avait prévenu

Pour son collègue Jean-Vincent Placé, les choses sont un peu différentes. Nommé secrétaire d'Etat en charge de la réforme de l'Etat et de la simplification, il entend, lui aussi, garder son siège de conseiller régional d'Ile-de-France. "Je n’ai pas eu une once d’hésitation. Je suis contre le mandat unique. Il est important de conserver un mandat local", a confié le nouveau membre du gouvernement à son arrivée. Le président du mouvement de l’Union des démocrates et des écologistes depuis quatre mois, doit en revanche abandonner son siège de sénateur de l’Essonne.

La décision de l'ex d'EELV fait davantage sens : candidat dans l'Essonne lors des municipales en février 2014 , il avait promis : "Si je suis élu, je démissionnerai de mon poste au conseil régional". Mais attention, pas trop de zèle non plus. Il avait rappelé que "les écologistes sont pour le non-cumul des mandats, mais pas pour le mandat unique. Nous sommes pour un ancrage local". Autant d'interprétation pour trouver de la cohérence à sa situation, c'est beau.

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