Mis à l'écart par l'UMP, Guaino dézingue les combinaisons de "notables"

Mis à l'écart par l'UMP, Guaino dézingue les combinaisons de "notables"

POLITIQUE – Le député des Yvelines ne digère pas le refus de l’UMP d’organiser une primaire en Ile-de-France pour désigner le candidat aux prochaines régionales, candidature qui a été confiée à Valérie Pecresse. Ce vendredi matin, sur BFMTV, il explique même avoir envisagé de quitter son parti.

Il était colère ce vendredi matin. Au lendemain de son éviction de la tête de liste UMP des régionales en Ile-de-France – le parti a refusé l’idée d’une primaire, la candidature de Valérie Pecresse faisant consensus  – Henri Guaino a tapé du poing sur la table de BFMTV.

Face à Jean-Jacques Bourdin, il a d’une part confirmé avoir fait acte de candidature et a fustigé vertement les méthodes de son parti : "J’ai posé ma candidature en demandant que les militants soient consultés [au cours d’une primaire, ndlr]". Une primaire refusée par le parti ce qui a valu au député des Yvelines, jeudi, de claquer la porte de la commission d’investiture, qui s’était réunie pour investir plusieurs de ses candidats, comme le rapporte lejdd.fr . Il s’emporte : "J’en ai assez de ces petites combinaisons entre amis où les notables se réunissent et font leurs affaires !".

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Henri Guaino prêt à quitter l’UMP ?

Il explique alors tout le "dégoût" qu’il a pour la façon dont les choses se passent, et assure s’être posé la question de quitter l’UMP : "Oui, je me suis posé la question. Comment je peux siéger avec des gens qui se comportent de cette façon ?". Il met rapidement fin au suspens, et reste dans les rangs de son parti : "J’ai finalement décidé de rester. Pourquoi ? Parce qu’ils n’attendent que ça. Tout ce qui les dérange doit être éliminé", assure-t-il, toujours sans ne donner aucun nom des "notables".  

Henri Guaino n’a pas toujours été le chantre de l’organisation de primaire au sein de son parti, loin de là. Il est farouchement opposé à son organisation en 2016 à l’UMP qui doit désigner le candidat du parti pour la présidentielle de 2017. Mais au niveau local, il estime que "c’est plus légitime". L’occasion pour lui d’ironiser sur le plateau face à ce refus de son parti : "ce sont les mêmes [à l’UMP, ndlr] qui disaient que l’organisation d’une primaire pour la présidentielle, c’est formidable".

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