Parcours, horaires... Ce qu'il faut savoir sur la "marche" de Mélenchon et de la France insoumise ce samedi

MANIFESTATION - Après les deux défilés organisés par les syndicats contre la réforme du Code du travail par ordonnances, c'est au tour de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon d'appeler à marcher contre le "coup d'état social" ce samedi 23 septembre. Voici toutes les informations nécessaires pour ceux qui veulent assister à l'événement ou... l'éviter.

Premier grand rendez-vous de la rentrée pour la France insoumise et son candidat à la présidence Jean-Luc Mélenchon, la "marche contre le coup d'état social" se déroule ce samedi 23 septembre à Paris. Quel sera le déroulé de ce qui s'annonce comme un test grandeur nature pour le ouvement qui veut incarner l'opposition à Emmanuel Macron ?

Comment va avoir lieu la manifestation ?

Les insoumis ont donné rendez-vous aux opposants à la nouvelle loi travail à 14 heures sur la place de la Bastille. Le cortège démarrera à 14h30, direction la place de la République. Il empruntera l'itinéraire traditionnel de nombreuses manifestations : boulevard Beaumarchais, boulevard des Filles du Calvaire, boulevard du Temple, et un éventuel itinéraire parallèle, si l'affluence est au rendez-vous : le boulevard Richard-Lenoir et l'avenue de la République.


Jean-Luc Mélenchon devrait prononcer un discours aux alentours de 17 heures, sur la place de la République. Selon la préfecture de police de Paris, la dispersion est envisagée vers 18 heures. Elle conseille aux automobilistes de contourner très largement les zones concernées pendant l'après-midi.

Benoît Hamon, les communistes, les anarchistes... Qui sera présent ?

Outre évidemment les membres de la France insoumise et ses personnalités, plusieurs organisations proches idéologiquement seront présentes : le Mouvement du 1er juillet fondé par Benoît Hamon, qui défilera un moment en tête du cortège ; Attac ; Nouvelle Donne ; les trotskistes du Parti ouvrier indépendant ; Ensemble (ndlr : le mouvement de Clémentine Autain). En plus de ces formations, le Parti communiste français devrait envoyer une délégation et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) devrait disposer d'un point fixe. 


Une autre "organisation" s'est invitée dans le cortège : les "black blocs", ces manifestants radicaux se réclamant de l'antifascime ou de l'anarchisme. Un appel a ainsi été lancé sur la page du Mouvement inter-luttes indépendant (MILI), un groupe né en 2013 et qui s'est fait connaitre pendant le mouvement contre la loi travail de 2016 avant de s'autodissoudre. Le texte, nommé "Contre les ordonnances et leur monde", appelle "la jeunesse" à former un "cortège de tête" lors de la manifestation.

En vidéo

Le 21 septembre, Jean-Luc Mélenchon manifestait avec la CGT à Paris

Pourquoi cette marche ?

Cette "marche contre le coup d'état social d'Emmanuel Macron, qui veut détruire le code du travail à coup d'ordonnances", a lieu au lendemain de la signature de ces ordonnances. "On veut frapper un grand coup et bloquer Macron", explique Eric Coquerel, le député FI de Seine-Saint-Denis. dans Le Monde. Jean-Luc Mélenchon n'avait, auparavant, pas caché son ambition de "faire tomber" Macron en appelant "le peuple" à "déferler" sur la place de la Bastille.

Confirmant cette ambition, l'organisateur de la marche et ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, a annoncé qu'il y aurait "entre 100 et 130 cars affrétés, ce qui est légèrement supérieur à ce qu’il y a eu pour la marche du 18 mars". Une marche déjà organisée par la France insoumise et qui avait réuni 130.000 personnes à Paris, selon la formation.

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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