Pour 2 mois passés au Conseil d'Etat en 2004, Wauquiez cumule toujours des points de retraite

Pour 2 mois passés au Conseil d'Etat en 2004, Wauquiez cumule toujours des points de retraite

CUMUL - "Lyon Capitale" révèle ce mercredi que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été de nouveau placé en détachement de son poste de maître des requêtes au sein du Conseil d'Etat. Une situation vieille de 13 ans, pour un poste que le candidat à la présidence des Républicains n'a occupé que 2 mois en 2004.

Après avoir fait l’ENA, Laurent Wauquiez a débuté sa carrière au Conseil d’Etat. L’actuel président de la région Auvergne-Rhône-Alpes y a été nommé auditeur de seconde classe en 2001, avant d’être promu maître des requêtes le 1er avril 2004. Il ne restera à ce poste que deux mois, avant d’être mis en disponibilité pour se consacrer aux élections législatives. Elu député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez passe de la position de disponibilité à celle de détachement : ce statut est plus avantageux car il permet de conserver ses droits à avancement et à la retraite, indique Lyon Capitale, qui révèle l'information.

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3 choses à savoir sur Laurent Wauquiez

Le 4 septembre dernier a été publié un arrêté indiquant un nouveau détachement de Laurent Wauquiez de son poste de maître des requêtes. Il indique que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur restera en détachement du Conseil d’Etat jusqu’au 19 juin 2022. C’est la troisième fois que celui qui aspire à la présidence des Républicains est détaché du Conseil d’Etat, depuis sa première élection à l’Assemblée nationale en 2004. 


Ainsi, alors qu’il n’a plus mis les pieds au Conseil d’Etat depuis plus de dix ans, Laurent Wauquiez, chantre de la lutte contre "le cancer de l'assistanat", continue, en parallèle de sa carrière politique, de conserver son avancement et de cumuler des points de retraite en tant que maître des requêtes.

Le détachement n'est plus autorisé pour les parlementaires et les ministres

Comme l’indique Lyon Capitale, depuis 2014, la loi de moralisation de la vie politique consécutive à l'affaire Cahuzac impose aux parlementaires et aux ministres de se mettre en disponibilité et non plus en détachement de leurs postes de fonctionnaires. Seulement, la loi ne s’applique qu’aux ministres et parlementaires "à compter du premier renouvellement de l’Assemblée (…) suivant le 31 mars 2017". Laurent Wauquiez n’est donc pas concerné par cette mesure en tant que président de région.


Alors que l’entourage de Laurent Wauquiez a refusé de commenter cette situation, ses adversaires ne s'en sont pas privé. Ainsi d'Olivier Faure, patron des députés Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale qui, d'un cinglant tweet, a jugé que l'intéressé perpétuait "la tradition des emplois fictifs". 

avant lui, d’autres avaient décidé d’abandonner leur poste dans la fonction publique, à l’instar de Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet ou encore Emmanuel Macron (fin juin 2016, le jour de sa déclaration de candidature à la présidence de la République). En 2014, Marianne avait révélé que François Hollande était en détachement de la Cour des Comptes depuis plus de trente ans. L’Elysée avait précisé qu’il avait démissionné en 2012.

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