Quand Wauquiez réécrit l'histoire en affirmant qu'il a appelé Fillon à se retirer de la présidentielle

Quand Wauquiez réécrit l'histoire en affirmant qu'il a appelé Fillon à se retirer de la présidentielle

INTOX - Le vice-président des Républicains Laurent Wauquiez a affirmé ce mercredi qu'il "avait fait partie" de ceux qui ont "demandé à François Fillon de retirer sa candidature" à la présidentielle. Force est de constater qu'il n'existe aucune trace de cet appel. Il avait même affirmé sur LCI qu'un retrait de Fillon serait synonyme "d'apocalypse".

Les archives sont cruelles. Invité de BFMTV ce mercredi matin, le vice-président des Républicains Laurent Wauquiez a affirmé, à tort, qu'il a fait partie des personnalités qui ont appelé François Fillon à retirer sa candidature à la présidence de la République. Dans les faits, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a toujours soutenu publiquement le candidat des Républicains, jusqu'à sa défaite au premier tour de l'élection.


"Vous auriez pu demander à François Fillon de se retirer de cette candidature", lance Jean-Jacques Bourdin à Laurent Wauquiez, ce mercredi. Et ce dernier de rétorquer : "Comme vous le savez, j'ai fait partie de ceux qui l'ont fait". 


Un coup d'oeil aux déclarations de Laurent Wauquiez suffit pour s'en rendre compte : il a soutenu François Fillon jusqu'au bout. Le 1er mars sur LCI, au plus fort de la tempête, il déclarait ainsi qu'un retrait de la candidature Fillon serait synonyme "d'apocalypse".

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Laurent Wauquiez : "Si Fillon arrête, ce sera l'apocalypse"

Le même jour, d'autres personnalités de droite, comme Henri Guaino, Bruno Le Maire ou Edouard Philippe appelaient François Fillon à renoncer à l'Élysée.

Quoi que vous ayez pensé des affaires, il faut voter FillonLaurent Wauquiez

Tout au plus, Laurent Wauquiez a pris quelque peu ses distances avec le candidat de la droite, sans jamais rompre. "Je n'ai pas prétendu un seul moment que c'était le mieux placé pour redresser la France", avait-il affirmé le 29 mars sur Franceinfo, ajoutant que "personnellement, je ne parle pas de thèse de complot" et que "personnellement, je ne parle pas de cabinet noir", en référence aux arguments avancés par François Fillon pour sa défense.


Trois jours plus tard, le 2 avril, il constatait que François Fillon n’a "pas tenu sa parole" en ne le nommant pas patron des Républicains. Un soutien critique, ou timide si l'on veut, mais pas d'appel au retrait à l'horizon. La veille, il déclarait dans le JDD, que "quoi que vous ayez pensé des affaires, il faut voter Fillon".


Une interview dans laquelle il réaffirmait son "soutien" au soldat Fillon et se disait "écœuré" par la "comédie humaine" à laquelle il avait assisté lors des "trahisons successives" de "ceux qui étaient collés au candidat quand ils se voyaient déjà ministres, puis qui ont quitté le navire précipitamment une fois la tempête venue". Pour finir, Laurent Wauquiez assurait qu'il n'a "jamais comploté pour déstabiliser François Fillon". Dans les derniers jours de la campagne, il a même accompagné son candidat en meeting à plusieurs reprises. 

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