Régionales : avoir Jean-Pierre Foucault ou Christophe Lambert dans son comité de soutien, à quoi ça sert ?

Régionales : avoir Jean-Pierre Foucault ou Christophe Lambert dans son comité de soutien, à quoi ça sert ?

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CAMPAGNE ELECTORALE - De Claude Bartolone à Christian Estrosi, un certain nombre de candidats aux élections régionales ont recherché des cautions de personnes célèbres. Ceux-ci peuvent-ils influer sur le résultat final ? Metronews vous répond.

Alors qu'on aurait pu penser que les élections régionales ne seraient pas un scrutin à même de mobiliser des célébrités, les candidats prouvent qu'il n'en est rien : Claude Bartolone, candidat PS en Île-de-France, a par exemple reçu l'appui, entre autres, de Christophe Lambert ou d'Agnès B., tandis que Christian Estrosi, tête de liste Les Républicains en Provence-Alpes-Côte d'Azur, a rassemblé des dizaines de personnalités, allant de Mourad Boudjellal, président du club de rugby de Toulon, à Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, en passant par Jean-Pierre Foucault, Max Gallo, Bernadette Chirac, le nageur Alain Bernard, etc.

"Pas beaucoup d'influence"

Ces déferlements de stars ont-il réellement une utilité ? "Aucun élément statistique ne montre qu'un comité de soutien est fondamental", avance, prudent, Jean-Luc Mano, conseiller en communication et fondateur du cabinet Only Conseil. Contacté par metronews, il explique que cela peut permettre d'asseoir la légitimité d'un candidat. De là à influer sur le vote des électeurs, il y a toutefois un fossé : "Souvent, dans les comités de soutien, on retrouve des gens de son camp : les artistes de droite appellent à voter pour des candidats de droite et inversement", souligne-t-il. "En dehors des quelques 'transfuges', c'est-à-dire des personnalités d'un bord politique soutenant un candidat d'un autre bord, les membres des comités de soutien n'ont pas beaucoup d'influence".

Alors comment expliquer que, cette année, tant de personnalités de premier plan se soient mobilisées ? Pour Jean-Luc Mano, c'est que la campagne des régionales présente un enjeu majeur : la montée du Front national : "Si vous prenez le cas du comité de Christian Estrosi, ce sont des individus qui sont très hostiles à Marion Maréchal-Le Pen." Il est vrai que nombre de ses soutiens ont pris ouvertement fait et cause contre l'extrême droite, comme Dalil Boubakeur ou Mourad Boudjellal, qui affiche lors des matchs de son équipe des slogans anti-FN. Dans ce cas particulier, la vague de parrainages en faveur du maire de Nice pourrait peser dans la balance le jour du vote, en montrant à quel point des individus dont l'activité dépasse largement le cadre de la seule région sont convaincus de l'importance de faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen.

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