Rentrée parlementaire : "On va peigner la girafe", se plaint le député Roger-Gérard Schwarzenberg

Rentrée parlementaire : "On va peigner la girafe", se plaint le député Roger-Gérard Schwarzenberg

CHOSES FUTILES - Le patron des députés radicaux de gauche évoquait vendredi matin la rentrée parlementaire qui s'ouvre mardi prochain. Une session extraordinaire qui n'a vraiment rien d'extraordinaire, dit-il en se plaignant de "l'importance mineure" des textes qui seront débattus.

C'est un cri du cœur de Roger-Gérard Schwartzenberg. Alors que la majorité de gauche se prépare à entrer dans la zone de fortes turbulences de la campagne présidentielle, le patron des députés radicaux de gauche a avoué son inquiétude concernant la rentrée parlementaire qui s'annonce.


L'Assemblée nationale va en effet reprendre ses travaux avec la session extraordinaire qui débute mardi prochain. Et manifestement, l'agenda prévu durant ces trois semaines de débats n'est pas vraiment à la hauteur des attentes du député. Qui a eu cette belle formule, vendredi matin, sur LCP : 

On va peigner la girafeRoger-Gérard Schwarzenberg

Ce qui nécessite, au cas où, un petit détour par le dictionnaire des expressions :

"Peigner la girafe" : accomplir un travail long et inutile

Pourquoi ce propos un brin dépité de Roger-Gérard Schwarzenberg, dont le parti est l'allié de l'actuelle majorité ? Il le dit clairement. Selon lui, "les textes qui sont à l’ordre du jour sont d’une importance extrêmement mineure". Il précise : "François Hollande dit souvent, notamment en privé, que le calendrier parlementaire doit aller plus vite. Or, ce qu’on a à l’ordre du jour, c’est un accord entre l’Union européenne et la Mongolie, un projet de loi sur la liaison entre l'aéroport Charles-de-Gaulle et Paris, enfin, des textes de ce type…" Seule "exception", le projet de loi Sapin II, qui traite notamment de la corruption ou encore des lobbies. "Mais le reste, ce sont vraiment des queues de cerises"...


Les députés seraient-ils plus occupés par le début de la campagne que par la fin du quinquennat ? Qu'on se rassure : à partir du mois d'octobre, ils devraient à nouveau avoir beaucoup de pain sur la planche sur les bancs de l'Assemblée. Il faudra en effet voter le budget et la loi de financement de la Sécurité sociale. 

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