Sarkozy à droite toute : la classe politique redoute un kidnapping du débat

POLÉMIQUE - Les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy inquiètent la classe politique qui craint une droitisation du débat à l’approche de la primaire de la droite et du centre.

Il place son curseur de plus en plus à droite. "Ici c’est la France… ce n’est pas le Gabon. Si vous voulez retourner au Gabon, allez-y", a lancé Nicolas Sarkozy mercredi lors d'un meeting  à Marcq-en-Baroeul après avoir été chahuté par des étudiants gabonais. Une déclaration dans la lignée de sa référence sur "nos ancêtres les Gaulois" prononcée le 19 septembre dernier.

De quoi susciter une vague d’indignation de part et d’autres de l’échiquier politique ce jeudi. "Nicolas Sarkozy a choisi de rechercher le succès électoral par la division du pays. C’est d’une stupidité crasse et c’est surtout complètement régressif", a fustigé sur notre antenne François Bayrou, président du Modem.

Ça me fait peur, il est prêt à tout pour gagner l’électionDaniel Cohn-Bendit

"Ce que je n’aime pas, c’est qu’il dit n’importe quoi, a regretté de son côté Daniel Cohn-Bendit, fondateur d'Europe Écologie-Les Verts. Ça me fait peur, il est prêt à tout pour gagner l’élection. C’est comme Donald Trump : chaque jour il invente quelque chose, il durcit pour rassembler d’abords son camp", a-t-il souligné sur France Info. Et pour Alain Juppé, "faire campagne, ce n’est pas lâcher une incongruité tous les jours pour faire parler de soi".

Invité de BFM-TV ce jeudi soir, l’ancien président n’a en tout cas pas manqué de réagir à ces déclarations : "Je ne polémiquerai ni avec Juppé ni avec qui que ce soit", a-t-il d'abord répondu avant de développer : "Dire les autres sont nuls, c'est classique, c'est ce que dit tout le monde, et ça ne fait pas avancer le débat et je suis certain qu'Alain avec les grandes qualités qui sont les siennes va nous redresser cela à lui tout seul".

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