Sept choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur la jeunesse de Bruno Le Maire

Sept choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur la jeunesse de Bruno Le Maire

ÉLÈVE MODÈLE - Bruno Le Maire a officiellement annoncé sa candidature à la primaire des Républicains ce mardi. Comme pour Alain Juppé, metronews s'est donc intéressé à la jeunesse du député de l'Eure. Le résultat est assez proche : comme l'ancien Premier ministre, il passait son temps le nez dans les bouquins. "Un peu fayot", cet enfant des beaux quartiers avait toutefois de gros problèmes avec les maths.

Nicolas Sarkozy, qui a 14 ans de plus que lui, aime le surnommer " bébé Bruno ". Il ferait mieux de s'en méfier : Bruno Le Maire, tout juste déclaré candidat à la primaire de la droite, aura 47 ans en avril, soit l'âge de Valéry Giscard d'Estaing lorsque ce dernier est parti à la conquête de l'Elysée en 1974. L'outsider, qui défie à la fois l'ex-président et le favori des sondages, Alain Juppé, est même qualifié de "candidat le plus dangereux" par le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, plutôt rodé à la machine électorale.

Pourtant, l'ex-ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy reste un inconnu pour bon nombre de Français. Commençons donc par le commencement : qui était donc le jeune Bruno ?

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 Il vient des beaux quartiers
Bruno Le Maire est né à Neuilly et il a vécu avec ses cinq frères et sœurs dans un grand appartement de l'avenue Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement de Paris. Son père, Maurice, issu de la bourgeoisie du Nord, a terminé sa carrière secrétaire général du groupe Total. Sa mère, Viviane, descend de l'aristocratie du sud-ouest.

 Son père est sévère et aime Bonaparte
Voilà qui va rappeler à Alain Juppé les coups de parapluie de sa maman lorsqu'il ne finissait pas premier de la classe. Le père de Bruno, Maurice, le sermonne même quand il obtient la meilleure note. Ce n'est jamais assez bon : "Si tu avais un peu travaillé", "tu n'es pas assez concentré", raconte un ancien camarade dans la biographie Bruno Le Maire, l'insoumis , d'Olivier Biscaye (Editions du Moment, 2015). A-t-il traumatisé Bruno ? Pas du tout ! Ce dernier apprécie particulièrement les gentilles cartes postales envoyées par son père, qui écrivait par exemple : "Vous pouvez vous inspirer dans votre conduite de Bonaparte qui a franchi en plein hiver le col du Grand Saint-Bernard avec ses armées." *

 Il est formé par les jésuites
Les parents de Bruno Le Maire ne rigolent pas avec l'éducation. Ils le placent donc dans les écoles (privées) du 16e arrondissement, où se côtoient "les enfants de bonne famille de l'ouest parisien", relève son biographe. L'institution catholique Saint-Louis de Gonzague a également accueilli son camarade Luc Chatel, et recevra plus tard les enfants de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Dominique de Villepin.

► Il est "un peu fayot" mais nul en maths
C'est en tout cas ce que racontent ceux qui l'ont côtoyé à l'école. "Il ne faisait pas de bêtise, ne créait pas de problème. Il était toujours poli, un peu à l'ancienne", témoigne ainsi son ancienne directrice dans sa bio. Un ancien prof de lettres explique qu'il a "ce petit sourire amusé de celui qui en sait plus que les autres, et qui le montre". Ce qui ne l'empêche pas d'être mauvais en maths, car "les matières scientifiques le rebutent".

 C'est un grand romantique
Il a beau être éduqué par les jésuites, Bruno est aussi capable de s'enflammer. On apprend ainsi qu'il adore réciter du Stendhal, et qu'il pleure en déclamant du Rimbaud. Ce qui lui fait encore un point commun avec Alain Juppé. On apprend aussi qu'il a une passion pour Lolita de Nabokov, et qu'il est tombé amoureux, à 14 ans, d'une jeune allemande nommée Andrea, lors d'un voyage à Brême.

 Il ne reconnaît pas Mick Jagger dans la rue
Bruno Le Maire n'est pas franchement pas versé dans la culture pop et rock. Dans sa chambre "monacale", on trouve un piano et une étagère pour ses livres, et "rien ne dépasse". Si l'envie lui prend de coller un poster sur un mur, c'est l'affiche d'une exposition de Turner. Et le jour où il croise, avec son frère, Mick Jagger sur un trottoir… il ne reconnaît "même pas" l'icône des Rolling Stones.

 Il s'appelle "Duc Williams" dans une autre vie
Même s'il a grandi dans les beaux quartiers, Bruno a fait quelques petits boulots. Il a été tour à tour livreur de pizzas et pompiste. Mais surtout, il a écrit sous pseudonyme un livre mettant en scène une infirmière amoureuse. Son nom d'auteur : Duc Williams.

* De bons élèves , de Marie-Laure Delorme (Stock).

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