Soupçons de favoritisme : le déplacement d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016 dans le viseur

Soupçons de favoritisme : le déplacement d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016 dans le viseur

RÉVÉLATIONS - Selon Le Canard Enchaîné, une soirée organisée lors de la visite d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016, alors qu'il était ministre de l'Economie, n'a pas été soumise à la règle des appels d'offres. L’Inspection générale des finances (IGF) y verrait un délit de favoritisme. "Mon ministère a toujours respecté les règles", a réagi le candidat à la présidentielle.

Nouvelle affaire autour d'un prétendant à l'Elysée. L’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas en 2016, où Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait rencontré des entrepreneurs français, affirme Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi.


Le faits remontent au 6 janvier 2016. Emmanuel Macron, aujourd'hui candidat à la présidentielle pour le parti En Marche !, était ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français, lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Etats-Unis). 

Une soirée à 381 759 euros

"Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé", révèle Le Canard enchaîné.


"La commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme", souligne l'IGF après enquête, peut-on lire dans le journal satirique, qui précise le coût de la soirée: "381 759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit".


Reprenant les conclusions de l'IGF, le Canard révèle que Business France ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour 'favoritisme'" et Havas France ou ses dirigeants "au titre de la complicité ou du recel".

Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics.Emmanuel Macron

"M. Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a-t-on souligné dans l'entourage du candidat d'En Marche !


"Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", a réagi quant à lui Emmanuel Macron lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines). "Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits", a-t-il poursuivi avant de conclure : "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics".


Cette nouvelle concluait une mauvaise journée pour le candidat Macron. Un peu auparavant, on apprenait mardi que l'un des conseillers "santé" de l'ancien ministre de l'Economie démissionnait de son équipe de campagne après la révélation de ses liens rémunérés avec les laboratoires Servier. 

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