Les Français favorables à la suppression des allocations familiales pour les plus riches

JUSTICE SOCIALE - Le gouvernement envisage de réduire les allocations familiales pour les ménages les plus aisés. Un coup de canif dans notre politique familiale "universelle" que les Français semblent plébisciter, selon notre sondage OpinionWay pour LCI et Tilder.

Faut-il supprimer les allocations familiales pour les ménages les plus riches ? Alors que le gouvernement projette de "moduler" les aides en fonction des revenus, une véritable entorse à la politique familiale à la française, qui se veut universelle, les Français semblent très favorables à cette évolution.


Selon notre sondage OpinionWay pour LCI et Tilder, pas moins de 79% des personnes interrogées disent "oui" à la suppression pure et simple des allocations pour les personnes qui gagnent plus de 6.000 euros par mois. Dans le détail, 51% sont "très favorables", 28% "plutôt favorables", tandis que 19% seulement y sont hostiles. 

Evolution à droite

Dimanche, lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire indiquait qu'il ne serait "pas choqué" pas cette évolution. En 2013, la droite s'était opposée à une première réforme de l'ancienne majorité de gauche visant à moduler les aides. Aujourd'hui, de nombreuses voix à droite, comme Brice Hortefeux (LR) ou Nicolas Dupont-Aignan (DLF), ont pris position pour le maintien du caractère universel de notre politique familiale.

Selon notre sondage, les personnes les plus favorables à la suppression des allocations familiales pour les plus aisés sont les électeurs de Marine Le Pen (87%), d'Emmanuel Macron (86%) et de Jean-Luc Mélenchon (85%). Mais les anciens électeurs de François Fillon, qui avait axé une partie de sa campagne sur la défense de la famille, sont majoritairement favorables, eux aussi, à la suppression des aides pour les plus riches (60%). 

Méthodologie : sondage réalisé en ligne auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. 

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