TRANSPORTS : FAUT-IL TOUT REVOIR ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

TRANSPORTS : FAUT-IL TOUT REVOIR ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

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POLITIQUE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités sur le thème du jour : pagaille à la SNCF. Ils vous répondent dès 18h10.

En pleine période de chassé-croisé entre les vacanciers de juillet et ceux d’août, la SNCF a encore fait le coup de la panne. Après deux jours d’arrêt complet de tous les trains circulant sur le réseau Atlantique, au départ de la gare Montparnasse, la société ferroviaire annonce une reprise partielle du trafic. En cause, une panne de signalisation qui a engendré de nombreux incidents, réparée dimanche matin. Le retour à la normale devrait se faire demain. Certains trains prévus à Montparnasse, au départ ou à l’arrivée, sont délocalisés à la gare d’Austerlitz, d’autre sont retardés ou supprimés. Cet énième épisode de troubles au sein de la SNCF fait écho à une profonde exaspération des Français pour leurs chemins de fer, pourtant réputés être un des  meilleurs du monde. Le gouvernement n’a pas tardé à réagir à ce blocage, par l’intermédiaire de Benjamin Griveaux d’abord. Le secrétaire d’état a dénoncé une situation « inacceptable », « inconcevable », et a rappelé que sur 100 000 voyageurs, 7 000 n’ont pu trouver de solution ces dernières 48h. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, s’est quant à elle dite « soulagée » de la reprise du trafic, et a indiqué qu’un rapport sur l’incident a été exigé auprès de la direction de la SNCF. Elle a de plus expliqué que sur les 3 milliards d’euros annuellement engagés pour rénover le réseau ferroviaire, la priorité était donné aux « transports de la vie quotidienne » plus qu’aux lignes TGV. Comment expliquer une telle panne, et surtout l’ampleur de la coupure du réseau ? Le président de la principale association d’usagers de transports, la Fnaut, a indiqué que la partie incriminée du réseau avait plus de trente ans, ce qu’il a considéré comme « vieux ». Trop chère, trop rigide, mauvaise communicante, gangrénée par les conflits syndicaux, irréformable, pas à l’écoute des usagers, abandonnant les territoires ruraux, les critiques à l’encontre de la SNCF sont légion. En 2011, une étude de l’IFOP démontrait que 80% des français pensaient que la qualité des services offerts par la SNCF s’était détériorée, soit 67% de plus qu’en 1997. Service public permettant d’unifier le territoire, de désenclaver les campagnes les plus reculées, l’état se désengage progressivement depuis 1986 du réseau ferroviaire, créant des Etablissements publics à caractère industriel et commercial, et entre dans une gestion mixte privée-public. La contradiction entre les objectifs de services publics et de rentabilité privée continue encore aujourd’hui de semer le trouble au sein de l’institution. Alors, l’Etat a-t-il raison de poursuivre de désengagement progressif ? LA SNCF est-elle réformable ? A qui imputer les incidents de ce week-end ?


Pour poser vos questions, rendez-vous sur le page Facebook de l'émission, ou sur Twitter, #24henquestions !

Les invités :


Marc GAYDA

Géographe et urbaniste


Irène INCHAUSPÉ

Journaliste à l'Opinion

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