VIDÉO - Brigitte Macron, Mélenchon, Darmanin... découvrez les 5 finalistes du prix "Humour et Politique"

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NOMMÉS - Le Press Club a révélé ce lundi les cinq finalistes l'édition 2017 de son toujours croquignolesque prix "Humour et Politique". Involontaires intentionnels, découvrez les meilleurs traits de nos représentants.

Les cinq finalistes de la quinzième édition du prix "Press Club, Humour et Politique" ont été dévoilés ce lundi. Sous la présidence de Nelson Montfort, le jury de cette édition 2017 a sélectionné cinq "petites phrases" prononcées depuis juillet. Qui succèdera à Bruno Le Maire, vainqueur du Grand Prix 2016 pour son chef d'oeuvre : "Mon intelligence est un obstacle" ?

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics

On ne fera pas toujours ce que dira le Medef.Libération, 31 août 2017

La phrase a été prononcée lors de l'université d'été du Medef, où Gérald Darmanin était allé présenter la feuille de route du gouvernement, notamment en matière fiscale, avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il avait tenté de rassurer les patrons, et avait maladroitement affirmé : "On ne fera pas toujours ce que dira le Medef". Une phrase qui laissait sous-entendre que "souvent", le gouvernement ferait ce que dirait le Medef.


Emmanuel Macron, ancien banquier et libéral, a toujours été accusé d'être proche des patrons et du Medef. Ce que l'écriture, le débat et les réactions à la contestation des ordonnances réformant le Code du travail n'ont pas démenti.

Aurélie Filippetti, ancienne députée PS et ex-ministre de la Culture

Maintenant, je vais recommencer à travailler.Le Parisien / Aujourd'hui en France, 10 juillet 2017, après sa défaite aux législatives

Voilà une phrase qui pourrait illustrer parfaitement ce qu'une majorité de Français reprochent aux hommes politiques : d'être déconnectés de la réalité, et d'être devenus des professionnels de la politique. Une problématique dont s'est saisi Emmanuel Macron, en limitant à trois, via la loi de moralisation de la vie publique, le nombre de mandats identiques que peut exercer un élu.


Depuis les dernières élections législatives, qui ont vu l'Assemblée se renouveler considérablement, les témoignages d'anciens députés ne manquent pas pour expliquer leurs difficultés à retrouver un travail "normal" dans le privé. Beaucoup expliquent également à quel point la politique, à laquelle ils étaient accros, leur manque.


Aurélie Filippetti, dont l'intention n'était pas de laisser entendre qu'elle ne travaillait pas quand elle était aux affaire, a décroché un poste de chroniqueuse sur RTL, ainsi qu'un job d'enseignante dans une école de journalisme parisienne.

Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur

Avant de choisir qui il va soutenir, Borloo aime bien savoir qui sera le vainqueur.Le Point, 07 septembre 2017

Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie, avait apporté son soutien à Emmanuel Macron entre les deux tours de la présidentielle. Il avait notamment pointé du doigt ses "amis de la droite et du centre" qui refusaient d’appeler à voter pour le candidat d’En marche !  Une démarche qui a doucement fait rire l'ancienne éminence grise de Nicolas Sarkozy, pour qui il n'y avait pas grand risque à soutenir le candidat qui faisait face à Marine Le Pen.

Brigitte Macron, première dame

Le seul défaut d'Emmanuel, c'est d'être plus jeune que moi.Elle, 17 août 2017

Nous ne savons pas si le fait d'être plus jeune que son épouse est le seul défaut du président de la République. Mais l'âge de la Première dame a en effet été un sujet de moqueries perpétuelles et répétitives confinant au sexisme, laissant imaginer qu'un homme ne pouvait pas épouser une femme plus âgée, là où l'inverse est davantage valorisé. Ce qui n'a pas laissé Brigitte Macron indifférente.

Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône

Le PS est le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux.La Provence, 14 septembre 2017

Le leader de La France insoumise commente ainsi la situation actuelle du Parti socialiste, très compliquée depuis ses très mauvais score à la présidentielle et aux législatives. Un parti qu'il entend d'ailleurs "remplacer". Dans la même interview, il regrette également que Benoît Hamon, dont il partageait une majorité du programme - et des électeurs ? -, ne l'ait pas soutenu dans la course à l'Elysée. "S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui Premier ministre et moi président de la République", avait-il déclaré dans cette même interview. "Le PS préférait faire un score groupusculaire plutôt que de nous voir gagner". Depuis, Benoît Hamon a quitté le PS et participe aux mêmes manifestations que Jean-Luc Mélenchon. Ce que le PS, qui s'apprête à vendre son siège, ne s'est pas encore résolu à faire.

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