VIDEO - Christiane Taubira enfonce le clou sur la déchéance de nationalité dans ONPC

VIDEO - Christiane Taubira enfonce le clou sur la déchéance de nationalité dans ONPC

LIBÉRÉE - Christiane Taubira faisait samedi soir sa première apparition télévisuelle depuis son départ du gouvernement. Elle était l'invitée de l'émission "On n'est pas couché" sur France 2.

Christiane Taubira a retrouvé toute sa liberté de parole. Sur le plateau de Laurent Ruquier, l'ex-ministre de la Justice est revenue sur sa démission, et les raisons qui ont forcé son départ du gouvernement de Manuel Valls.

> Pourquoi elle a démissionné 

Avant toute chose, Christiane Taubira a tenu à expliquer son départ, et surtout le timing de celui-ci. Alors que Léa Salamé lui demandait pourquoi elle n'avait pas claqué la porte le 23 décembre, lorsque la déchéance de nationalité était évoquée pour la première fois, l'ex-garde des Sceaux a répondu qu'"on ne part pas dans le vacarme. Ensuite parce que sur un sujet aussi important, je ne voulais pas permettre la moindre ambiguïté.”

Et puisqu'il ne devait y avoir aucune ambiguïté sur ce sujet, Christiane Taubira les a toutes balayées. En refusant par exemple d'imputer à Manuel Valls la responsabilité de son départ. “J’étais libre au gouvernement”, a affirmé Christiane Taubira. Elle a par ailleurs ajouté qu'"il n’y a jamais eu de guerre entre [elle] et Manuel Valls" avant de préciser sa pensée : "nos oppositions sont connues, il n’y a pas de mystère. En démocratie, dans un gouvernement, quand il y a un désaccord, il y a un arbitrage. Le président a arbitré à plusieurs reprises", mais visiblement pas cette fois, la décision étant directement venue de la ministre d'alors.

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 > Sur la déchéance de nationalité

Ce n'est plus un secret, Christiane Taubira est contre. C'est la volonté de François Hollande d'inscrire cette mesure dans la Constitution qui a poussé l'ancienne élue guyanaise à quitter le gouvernement. “On ne compose pas avec les principes", martèle l'ancienne garde des Sceaux. "Lorsqu’on a une parole publique, vous ne devez pas faire de calculs. Je refuse d’en faire." 

L'ancienne candidate à la présidentielle donne ensuite le fond de sa pensée sur cette mesure qui fait débat, autant à gauche qu'à droite. "Si ça ne passe pas, je dis tant mieux. Je souhaite l’échec de cette disposition. Si ça ne passe pas, on aura évité d’abîmer notre constitution", affirme-t-elle avant d'assurer qu'elle "ne cherche pas à gagner". 

> A propos de l'état d'urgence

Si son désaccord avec la déchéance de nationalité était connu, Christiane Taubira ne s'est jamais exprimé sur l'état d'urgence. Ce passage sur le plateau de France 2 n'a pas dérogé à la règle. La ministre démissionnaire a brillamment évité toutes les questions relatives à l'état d'urgence. Alors que Léa Salamé lui demandait si elle avait peur de l'état d'urgence, Christiane Taubira s'est contentée de répondre qu'elle était "inquiète de la menace terroriste", bottant en touche.

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> En défense de François Hollande

Pas une seule fois Christiane Taubira n'a attaqué François Hollande pendant l'heure et demie qu'a duré son intervention face à Laurent Ruquier, Léa Salamé et Yann Moix. “Je ne porte pas de jugements sur le président de la République", a-t-elle répondu face à la journaliste de France Inter qui la pressait pour savoir s'il était la cause de son départ.

L'ex-ministre s'est alors lancée dans une défense acharnée du chef de l'Etat affirmant que "le premier de nos atouts, ça a été les mots de ce président face aux catastrophes” de janvier et novembre et qu'elle serait "la dernière à affaiblir l’institution présidentielle, c’est le bien le plus précieux des Français dans cette période difficile”. Et pas question pour Christiane Taubira de se prononcer sur les primaires de la gauche en 2017. "Selon la logique des institution de la Vème République, le président sortant est le candidat naturel de son camp. Il lui appartient de dire si les primaires valent lorsque c’est son camp qui est au pouvoir”, a déclaré l'ancienne ministre de la Justice.

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