VIDÉO - "Salut les fainéants de la République !" : Pierre Laurent s'en prend à Emmanuel Macron à la fête de l'Huma

CHARGE - Depuis sa tribune ce dimanche à la fête de l'Huma, Pierre Laurent n'a pas fait de détour. En apostrophant la foule de "fainéants" et de "paresseux", il a directement mis en joue Emmanuel Macron qui avait suscité, la semaine dernière, une vive polémique en employant ces termes.

"Salut à vous ! Salut les fainéants de la République ! Salut à vous les paresseux, les ramiers, les flemmards, les clampins, les bons à rien...!" Ce dimanche, l’entrée en matière du discours de Pierre Laurent à la fête de l’Huma était acerbe. Acerbe envers Emmanuel Macron, qui, le 8 septembre dernier, avait fustigé les "fainéants" qui voudraient "l’empêcher d’agir" lors d'un discours à Athènes.


Ces propos, le leader du PCF ne les a pas acceptés. "'Fainéants, cyniques, extrêmes', le président insulte ceux qui s’opposent à sa politique. Décidément, Emmanuel Macron n’aime pas les Français", avait-il vivement réagi, le jour même, dans un tweet. Au dernier jour du rassemblement organisé par L'Humanité, il a visiblement décidé de lancer une nouvelle charge contre le président, sous les rires et les acclamations de la foule.

Au-delà de Pierre Laurent, nombreux avaient été les politiques à s'indigner du terme employé par Emmanuel Macron. "Abrutis, cyniques, fainéants, tous dans la rue les 12 et 23 septembre !", avait lancé Jean-Luc Mélenchon sur Twitter quand Marine Le Pen dénonçait une nouvelle "déclaration d'amour" du président aux Français.

Face à ce tollé, l’Elysée avait été forcée de fournir des explications. Le président n'a pas voulu désigner quiconque "ad hominem", nous indiquait-on. Il parlait de façon "générale" de "tout ce qui n'a pas été fait en termes de réformes structurelles depuis quinze ans". Mais en février 2015, celui qui était alors ministre de l'Economie avait déjà employé ce terme dans une interview publiée dans Le Monde. Il condamnait "la politique des fainéants face à la politique des artisans" en visant alors directement les frondeurs de l'aile gauche du PS. Ceux-ci contestaient le sens des réformes menées dans le cadre de la loi dite "Macron".

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