VIDEO - Fleur Pellerin, départ amer

VIDEO - Fleur Pellerin, départ amer

CLAP DE FIN - Débarquée, à sa plus grande surprise, du ministère de la Culture, Fleur Pellerin a transmis le relais, ce vendredi matin, à Audrey Azoulay. L’occasion pour la ministre partante de faire part de "toute son émotion" au moment de faire ses valises. Et de rendre un hommage appuyé à Manuel Valls, sans un mot pour François Hollande…

Victime du phénomène de cour, de l’influence de Julie Gayet - dont Audrey Azoulay est une proche - ou de la rivalité entre l’Elysée et Matignon concernant le monde de la culture, les rumeurs et bruits de couloir n’ont pas manqué pour tenter d’expliquer le limogeage de Fleur Pellerin de la rue de Valois. Une éviction qui a d’abord surpris la principale intéressée, que l’on a dit en larmes et au bord de l’évanouissement, jeudi, à l’annonce de son départ.

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Ce vendredi, c’est donc une ministre blessée qui a fait face aux médias pour la traditionnelle passation de pouvoir avec celle qui fut sa camarade de promotion à l’ENA (Averroes, 2000) et avec qui elle a dû composer lorsqu’elle occupait, jusqu’à jeudi, le poste de conseillère culturelle de François Hollande à l’Elysée.

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A son pupitre, Fleur Pellerin n’a pas caché "son émotion" au moment de quitter la tête du ministère de la Culture. C’est "le cœur serré que je quitte ce ministère", a encore confessé l’ancienne ministre déléguée à l’Economie numérique - au gouvernement depuis le début du mandat de François Hollande -, tout en souhaitant "un plein succès à Audrey Azoulay".

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François Hollande, l'oublié

Toutefois, Fleur Pellerin a réservé une partie partie de son bref discours à un registre plus personnel - "Il y a peu de pays au monde où une enfant trouvée dans les rues d’un bidonville d’un pays en développement (...) pourrait se trouver un jour ministre de la Culture" - mais aussi plus politique. "La culture est toujours une résistance. J'ai toujours voulu en faire un ministère de combat et c'est un ministère de combat que je quitte aujourd'hui", a lancé celle qui, à 42 ans, possède derrière elle un long parcours de militante socialiste. Et d’enchaîner avec un hommage appuyé à  Manuel Valls , à qui elle doit ses 17 mois -  chaotiques  - à la tête du ministère de la Culture. "Je voudrais le remercier et lui dire ma reconnaissance et ma fidélité", a martelé Fleur Pellerin. Sans un mot pour François Hollande.

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