Manifestations contre la loi Travail : "Il n'y a pas de compétition avec Mélenchon", affirme Martinez

MOBILISATION - A la veille du mouvement national contre la réforme du code du travail, Philippe Martinez était l'invité de David Pujadas sur LCI ce lundi. Le secrétaire général de la CGT espère une large mobilisation mardi et prévoit déjà une deuxième journée le 21 septembre prochain. Mais le syndicaliste se défend néanmoins de couper l'herbe sous le pied au député La France insoumise.

Il veut être l'un des leaders de l'opposition à la réforme du code du travail voulue par le gouvernement. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, manifestera avec ses troupes ce mardi 12 septembre contre le projet du gouvernement. Le syndicaliste espère une vaste mobilisation et prévoit environ 200 manifestations sur tout le territoire. 


Philippe Martinez, qui refuse de "mélanger la lutte contre le chômage et le droit collectif des salariés" veut marquer sa différence avec la CFDT et Force Ouvrière, qui ont choisi de rester en retrait de ce mouvement. Une manière de réaffirmer la position de son syndicat, désormais minoritaire derrière celui de Laurent Berger. "Nous disons non à cette réforme [...] mais nous faisons des propositions" assure-t-il, en référence aux réunions de travail et de concertation organisées tout l'été.

 

Malgré l'absence de front syndical uni, le leader de la CGT espère que des adhérents d'autres syndicats rejoindront les rangs de la manifestation de ce mardi, même s'il concède que "ce sont des débats qui appartiendront à FO".  "Quand les syndicats sont divisés, c'est toujours le Medef qui se frotte les mains", déplore-t-il néanmoins.

Martinez et Mélenchon, la guerre du leadership ?

Le patron de la CGT prévoit une deuxième journée de mobilisation, le 21 septembre prochain, la veille du conseil des ministres, mais surtout deux jours avant un autre mouvement national, impulsé par Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France insoumise a appelé tous les "fainéants" à manifester massivement contre le projet du gouvernement le samedi 23 septembre prochain. Une allusion aux récents propos d'Emmanuel Macron, qui s'est dit déterminé "contre les fainéants, les cyniques et les extrêmes".


Philippe Martinez se défend de couper l'herbe sous le pied du député. "Il n'y a pas de compétition avec Jean-Luc Mélenchon", clame-t-il, assurant que les Insoumis et les cégétistes doivent faire front commun contre ce projet. "Il n'y avait pas de candidat CGT ni à la présidentielle, ni aux législatives [...] nous sommes un syndicat et nous défendons les intérêts des salariés là où nous devons le faire" rappelle-t-il, même si la CGT n'a pas appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon pour le premier tour de la présidentielle.

Au sujet du projet de réforme des régimes spéciaux, notamment des cheminots, voulu par le chef de l'Etat, le patron de la CGT veut maintenir l'âge de départ à la retraite tel qu'il est, c'est-à-dire à 52 ans pour les roulants et 57 ans pour les sédentaires. Le patron de la CGT rappelle la position de son syndicat qui est favorable à un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde et demande de départ anticipé pour ceux qui ont effectué des travaux pénibles.

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