VIDEO - ONPC : Christiane Taubira tire à vue sur ses adversaires politiques

VIDEO - ONPC : Christiane Taubira tire à vue sur ses adversaires politiques

ET VLAN - Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et même Yann Moix. Tous ont fait les frais de la verve de Christiane Taubira sur le plateau de Laurent Ruquier.

Christiane Taubira n'a jamais mâchés ses mots, et elle l'a encore prouvé lors de son passage sur le plateau de France 2 samedi soir. Après avoir évoqué sa démission ou encore la déchéance de nationalité, Christiane Taubira a distillé de petites piques à l'adresse de ses adversaires politiques.

Manuel Valls, la cible favorite

Leurs inimités ne sont un secret pour personne. Manuel Valls et Christiane Taubira ne sont d'accord sur rien, et il fait peu de doute que c'est ce désaccord profond qui a mené au départ de l'ex-garde des Sceaux du gouvernement après quatre ans passés à son poste. C'est donc tout logiquement que Christiane Taubira a adressé certaines de ses cartouches au Premier ministre. Elle a tout d'abord tenu à rappeler sa victoire contre Manuel Valls à propos de la réforme pénale. "En démocratie, dans un gouvernement, quand il y a un désaccord, il y a un arbitrage. Le Président a arbitré à plusieurs reprises" a d'abord rappelé Christiane Taubira. Un exemple de ces arbitrages ? “La réforme pénale a été appliquée” malgré désaccord le désaccord public de Manuel Valls. 

Manuel Valls dont Christiane Taubira n'apprécie visiblement pas la façon de clore le débat sur le jihadisme. Elle est revenue sur la phrase qu'avait eue le Premier ministre, affirmant que "chercher à comprendre, c'était déjà commencer à excuser". La réponse de l'ex-garde des Sceaux est cinglante : "Ce qui est important c'est de comprendre pour agir." Enfin, et pour bien faire comprendre à tous qu'elle n'appréciait guère l'omniprésence médiatique de Manuel Valls, Christiane Taubira lui a adressé un message à peine déguisé, affirmant : "Il y a une espèce de contamination du culte bonapartiste, mais ce n’est pas la gauche”.

Nicolas Sarkozy, entre les lignes

L'allusion au bonapartisme était sans doute adressée aussi à l'ancien Président de la République. Le bonapartisme originel vient de la droite, et a contaminé la gauche sous la forme de Manuel Valls. Mais les attaques de Christiane Taubira se sont faites plus précises à propos de Nicolas Sarkozy. Alors que Yann Moix lui signalait qu'elle avait vendu plus de livres que le patron des Républicains, Christiane Taubira a rétorqué qu'elle ne se sentait "pas flattée par la comparaison". 

Une attaque moins violence que celle lancée en pleine discussion sur les attentats de novembre, à Paris et Saint-Denis. Alors que Léa Salamé lui demandait comment elle avait trouvé la gestion de François Hollande, Christiane Taubira a eu cette phrase lourde de sens : "J'ai eu des frissons en imaginant qu'un autre président ait pu être là au moment des attentats" 

> Bonus vidéo : Yann Moix en prend pour son grade

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