VIDÉO - Réforme du travail : quand Manuel Valls était un ardent défenseur des 35 heures

VIDÉO - Réforme du travail : quand Manuel Valls était un ardent défenseur des 35 heures

AVANT/APRÈS - Le Premier ministre Manuel Valls et sa ministre du Travail, Myriam El Khomri, vont défendre un texte prévoyant un assouplissement important de la durée légale du travail. En 2008, alors dans l'opposition, il accusait Nicolas Sarkozy de vouloir "détricoter" les 35 heures.

Officiellement, on ne change rien : la durée légale de travail en France restera de 35 heures par semaine. Mais d'après les pistes qui ont fuité cette semaine dans la presse, la réforme du travail qui sera présentée début avril aux députés prévoit des assouplissements dans le cadre de négociations au sein de l'entreprise. Et l'ampleur de ces dérogations varie selon les documents préparatoires.

EN SAVOIR +
>> Polémique sur les 35 heures : qui dit quoi au gouvernement ?

Selon Le Figaro de jeudi, Manuel Valls, qui voulait dès 2011 "déverrouiller les 35 heures", a poussé pour une version plutôt décomplexée. Il s'agit notamment de réformer l'un des articles du Code du travail en faisant des fameuses dérogations un principe général. Et tout ce qui va avec : possibilité de travailler jusqu'à 12 heures par jour (contre 10 aujourd'hui), et jusqu'à 60 heures par semaine dans certaines entreprises "en cas de circonstances exceptionnelles".

Quand Manuel Valls fustigeait Nicolas Sarkozy

Pourtant, Manuel Valls ne s'est pas toujours affiché en première ligne dans le détricotage du temps de travail. Surtout lorsqu'il s'agissait de dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle la séquence ci-dessous, qui remonte à janvier 2008.

Alors que le président d'alors envisage - il abandonnera bien vite ce projet - d'en finir une fois pour toutes avec les 35 heures, Manuel Valls s'insurge. Voici ce qu'il dit : "On va faire quoi ? On va revenir sur la durée légale du travail, on va détricoter les milliers d'accords signés dans les entreprises ? Alors même que les dispositifs de défiscalisations des heures supplémentaires ne marchent pas…" Lapidaire, Manuel Valls fustigeait alors… "L'absence de vision économique du chef de l'Etat".

Les tags

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques