VIDEO -  "Va te cacher", "trouillard"  : Manuel Valls en prend pour son grade au Salon de l'Agriculture

VIDEO - "Va te cacher", "trouillard" : Manuel Valls en prend pour son grade au Salon de l'Agriculture

MUSCLÉ - Le Premier ministre a été accueilli sous quelques huées lundi matin au Salon de l'agriculture, où les agriculteurs dénoncent les pertes de revenus subies par la profession. Manuel Valls a eu quelques échanges tendus avec les participants.

Il s'attendait à un accueil musclé, comme François Hollande ce samedi. Manuel Valls a bien eu droit à son tour, lundi matin, à des huées, des quolibets et des échanges assez tendus avec les professionnels du Salon de l’agriculture.

En pleine crise agricole - les paysans dénoncent notamment une chute des prix qui affecte gravement leurs revenus -, le Premier ministre et son ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ont dû s'expliquer face à un agriculteur particulièrement remonté. Manuel Valls n'a pas spécialement apprécié qu'un éleveur lui dise qu'il était un "pantin de l'Europe" et qu'il venait se "pavaner" au Salon. "Alors si on ne vient pas on est des trouillards, si on vient, on se vient se pavaner", a-t-il rétorqué. "Dans tous les cas, vous êtes des trouillards…" a répliqué l'interlocuteur, coupé par Manuel Valls. "Vous avez le Premier ministre en face de vous, il faut discuter", a repris ce dernier. "C'est mon boulot de faire monter ou baisser les prix ? C'est notre boulot d'agir, oui."

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Le Premier ministre a essuyé d'autre huées et quolibets d'éleveurs désabusés, dans la partie des vaches laitières. "Vas te cacher. T'as rien compris petit zizi, tu vas pas changer l'Europe", a hurlé l'un d'eux. Un grand panneau avec une bâche noire avait été dressé, frappé du slogan : "Je suis le top de la qualité française mais ma passion ne suffit plus". 

Manuel Valls a ajouté qu'après la visite la semaine passée du commissaire européen Phil Hogan, il y avait à Bruxelles aussi, "une prise de conscience de la gravité de la crise". "Chacun doit assumer ses responsabilités", a-t-il également estimé. "S'il faut légiférer pour encadrer davantage nous le ferons. Mais moi j'appelle chacun à assumer ses responsabilités, c'est le cas pour les industriels, c'est le cas bien sûr pour la grande distribution. Ce qui veut bien dire que ce n'est pas que le gouvernement qui doit agir".

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