VIDÉOS - NDDL, Macron, remaniement : le débrief de François Hollande

VIDÉOS - NDDL, Macron, remaniement : le débrief de François Hollande

20-HEURES - François Hollande était l'invité jeudi soir des journaux télévisés de TF1 et de France 2. Il s'est notamment expliqué sur le remaniement ministériel, et sur l'avenir de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Voici ce qu'il faut retenir.

 Notre-Dame-des-Landes : il y aura un référendum local
Du donnant-donnant. Quelques heures après l'entrée d'Emmanuelle Cosse, la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts, au gouvernement, François Hollande a confirmé le "deal" politique passé.

Il y aura, a-t-il promis, un référendum local sur l'avenir du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, très contesté par les écologistes mais porté par le gouvernement. "C'est un grand projet engagé depuis des années et il y a un blocage", a estimé le Président. "Il faut prendre une décision : les travaux doivent être engagés en octobre. D'ici là, je demande au gouvernement d'organiser un référendum local. Si c'est non, l'Etat devra en tirer les conséquences."

Mais déjà, le cadeau semble empoisonné. En cause, ripostent les opposants au projet, les termes trop flous du référendum. Qui sera concerné ? Comment et quand sera-t-il organisé ?


 Déchéance de nationalité : il faut que "cela se termine"
"Si les parlementaires suivent, j'irai jusqu'au bout", a promis François Hollande à propos du débat sur la déchéance de nationalité pour les terroristes condamnés. "Les 3/5e des parlementaires ont accepté cette révision, ça va maintenant aller au Sénat. Mais je ne souhaite pas que la navette dure trop longtemps. Les Français veulent que cela se termine, et moi aussi."

À LIRE AUSSI
>>  Emmanuelle Cosse au gouvernement : ses plus belles attaques contre François Hollande
>> Remaniement : la liste de tous les nouveaux ministres

 Réforme du Code du travail : une loi présentée très prochainement
De la souplesse et des garanties. Le chef de l'Etat s'est employé à défendre la réforme à venir du Code du travail. "La réforme du Code du travail n'est pas faite pour abandonner nos principes. Une loi sera présentée prochainement, donnant aux entreprises la possibilité d'adapter le temps de travail […] Nous introduirons dans le texte l'idée d'un référendum d'entreprise."

 Les petites phrases d'Emmanuel Macron : "Il a son caractère"
François Hollande s'est employé à défendre son ministre de l’Economie, qui s'est illustré par de nombreuses sorties, prenant le gouvernement à contre-pied. Dernière en date : ses doutes sur la déchéance de nationalité, le jour même du vote de la mesure à l'Assemblée. "Emmanuel Macron a dit qu'il ne suffit pas de déchoir de sa nationalité un terroriste pour régler le problème", a estimé le Président. Ajoutant : "Il a son tempérament […] Je lui ai rappelé une règle de l'équipe du gouvernement, c'est la solidarité. Il ne faut pas s'agiter pour s'agiter, il s'agit de préparer l'avenir."

Des propos mi-fermes, mi-bienveillants, mais qui cachent une réalité plus sombre pour le patron de Bercy. Emmanuel Macron, même s'il s'est "auto-recadré" sur la déchéance de nationalité, s'est pris "un savon" de la part de Manuel Valls et a reçu une petite humiliation en prime : le voilà rétrogradé à la 14e place dans la hiérarchie du gouvernement. Derrière... Jean-Michel Baylet.

  

 Des primaires à gauche ? "Moi, je dois réformer"
Interrogé sur sa participation éventuelle à une primaire à gauche en vue de 2017, le chef de l'Etat a botté en touche. "Le moment de prendre ma décision n'est pas venu. Les partis peuvent s'organiser librement. Moi, je dois réformer. Nous sommes à 14 mois de l'élection. On est obsédé par la candidature. Vous voyez la période dans laquelle nous sommes : le terrorisme, la guerre. Et je serais là à faire des calculs ? J'ai fixé les conditions : il faut avoir des résultats."

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques