"Yes, la meuf est dead" : Christophe Castaner défend Sibeth Ndiaye et dénonce un "déferlement de haine raciste"

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RÉACTION - Invité de 24H en questions sur LCI ce jeudi, Christophe Castaner est revenu sur la polémique du SMS qu'aurait envoyé Sibeth Ndiaye à un journaliste pour parler de Simone Veil : "Yes, la meuf est dead". Le porte-parole du gouvernement a notamment jugé qu'elle avait été victime d'un "déferlement de haine raciste".

Après Marlène Schiappa, c'est au tour de Christophe Castaner de soutenir Sibeth Ndiaye. Le porte-parole du gouvernement était l'invité de 24H en questions sur LCI ce jeudi où il est revenu sur les affirmations du Canard Enchaîné dans son édition du 2 août. Le journal indiquait que la conseillère presse d'Emmanuel Macron avait envoyé "Yes, la meuf est dead" à un journaliste qui voulait se faire confirmer la mort de Simone Veil. "Le SMS est totalement faux", avait répondu Sibeth Ndiaye dès le lendemain.


"Vous avez quelqu'un qui dit que ce SMS n'a jamais existé, mais on se fiche totalement de ce que Sibeth Ndiaye peut dire, s'est agacé Christophe Castaner. Et on alimente la machine à baffes. Certains demandent même sa démission." 


Il s'est également levé contre les violentes attaques racistes dont a été victime la jeune femme sur les réseaux sociaux. "Allez sur les réseaux sociaux et voyez la violence des attaques, la violence qui est liée peut être au fait que ce soit une femme noire", a-t-il affirmé, parlant même d'un "déferlement de haine raciste".

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Qui est Sibeth Ndiaye ?

Elle est devenue une cible car elle porte la parole d'Emmanuel MacronChristophe Castaner, porte-parole du gouvernement

Interrogé sur l'origine de ces révélations, Christophe Castaner s'est contenté de répondre que, comme lui, Sibeth Ndiaye est "devenue une cible car elle porte la parole d'Emmanuel Macron". "Depuis quelques semaines, il y a une espèce de Macron bashing quels que soient les sujets", a-t-il conclu.


Cette pluie de commentaires et ce déchaînement de violence à l'égard de Sibeth Ndiaye a également fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes. Cette dernière a dénoncé mardi dans un tweet ce "cyber-lynchage". "La violence en politique commence par le cyber-lynchage et étrangement, cible davantage les femmes" a-t-elle écrit, assurant également la jeune femme de tout son soutien.

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