Nouvel organigramme des Républicains : Accoyer, Wauquiez, Le Callennec... qui fait quoi ?

MÉMO - Investi candidat de la droite à la future présidentielle, François Fillon est le nouveau patron du parti Les Républicains. Il a donc rebattu les cartes pour placer quelques proches aux postes stratégiques. Plusieurs sarkozystes complètent l'organigramme, au nom du "rassemblement".

Le parti à sa main. Deux jours après sa victoire à la primaire, François Fillon a remanié la hiérarchie du parti, dont il a présenté le nouvel organigramme lors d'un bureau politique au siège du parti Les Républicains. Sarkozyste, Laurent Wauquiez est rétrogradé vice-président et le poste de président, celui qu'il occupait par intérim depuis le mois d'août dernier, disparaît.  L'entourage de François Fillon a précisé qu'après lui, le "numéro deux" du parti était Bernard Accoyer. Toutefois, selon Jérôme Chartier, porte-parole de François Fillon durant la campagne, "il n'y a aucun rang hiérarchique" en haut de l'organigramme, derrière le candidat à la présidentielle qui préside le bureau politique.

Bernard Accoyer

Le député de Haute-Savoie, maire d'Annecy-le-Vieux et ancien président de l'Assemblée nationale, se voit récompensé de son soutien sans failles à François Fillon tout au long de la campagne pour la primaire de la droite et du centre. Il devient le boss du parti. Son rôle sera d'assurer "l'exécution des décisions du Bureau politique et du Comité politique. Il représente le Mouvement dans tous les actes de la vie civile" et "dispose du droit d'ester en justice". Il est également "le chef du personnel du mouvement".

Qui est Bernard Accoyer, le nouveau patron des Républicains ?

Laurent Wauquiez

Le président par intérim du parti depuis la démission de Nicolas Sarkozy pour cause de participation à la primaire est rétrogradé et nommé vice-président. La semaine dernière, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait émis le souhait de rester à la tête du parti. Mais François Fillon n'a pas voulu laisser les pleins pouvoirs au sarkozyste qui avait clairement pris parti pour l'ancien président pendant la campagne. 

Isabelle Le Callennec

La députée d'Ille-et-Vilaine et filloniste Isabelle Le Callennec est nommée vice-présidente aux côtés de Laurent Wauquiez, poste qu'elle occupait déjà depuis 2015. Elle a fait ses classes en politique aux côtés de Pierre de Méhaignerie, et lui succède au Parlement en 2012. Elle s'était distinguée en 2014 en votant le déremboursement de l'IVG. Récemment, elle s'est dit choquée par les affiches de prévention du Sida. D'après les propos des pontes du parti, elle est vouée à un brillant avenir. Même Nicolas Sarkozy dit beaucoup de bien d'elle. "C’est l’un des grands espoirs de notre famille politique. J’ai beaucoup d’espoir en elle. Elle donne un nouveau visage à notre parti. Elle est moderne parce qu’elle est loyale" a-t-il déclaré en juin dernier.  

Annie Genevard

La députée du Doubs et maire de Morteau est nommée secrétaire générale adjointe. Depuis septembre 2016, cette filloniste était porte-parole du parti. Elle soutient l'ancien Premier ministre depuis longtemps, elle était déjà l'une de ses porte-paroles en 2012 lors de la campagne pour la présidence de l'UMP.

Gérald Darmanin

Le jeune (34 ans) directeur de campagne de Nicolas Sarkozy  durant la primaire est également nommé secrétaire général adjoint du parti. Il est vice-président de la région Hauts-de-France, et a été lui aussi le porte-parole de François Fillon en 2012. Il a rencontré François Fillon entre les deux tours de la primaire pour parler de sa future fonction dans le parti. 

Gérard Larcher

Le président du Sénat, filloniste de la première heure, a été nommé à la tête du "Comité politique" qui, avec les vice-présidents et le secrétariat général, assure la direction du parti. Bruno Retailleau, filloniste lui aussi, et Christian Jacob, sarkozyste, prennent la vice-présidence de ce "Comité politique". En outre, il est composé de six autres personnalités représentant les différentes sensibilités du parti et intégrant les candidats à la primaire ou leur représentant :  Virginie Calmes, première adjointe au maire de Bordeaux ; François Baroin, sénateur de l'Aube ; Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne ; Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine ; Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines ; Jean-François Copé, député de Seine-et-Marne.

Jean-François Lamour

Le député de Paris prend la tête de la Commission nationale d'investiture (CNI). Le filloniste remplace le sarkozyste Christian Estrosi. L'ancien champion olympique sera appuyé par deux vice-présidents, tous deux soutiens de Nicolas Sarkozy : Roger Karouchi, sénateur des Hauts-de-Seine, et Alain Marleix, député du Cantal. 

JT 20H - Chez les Républicains, "le vrai patron maintenant, c'est Fillon"

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