Piqûre de rappel : qui est Bernard Accoyer, nouveau secrétaire général des Républicains

PORTRAIT - A 71 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale, député de Haute-Savoie et maire d’Annecy-le-Vieux a été nommé par François Fillon secrétaire général du parti Les Républicains. Retour sur son parcours politique.

Ce mardi, François Fillon a nommé quelques uns de ses proches aux plus hauts postes de l'organigramme des Républicains. Un temps préssenti pour prendre la présidence du mouvement, Bernard Accoyer a finalement été nommé secrétaire général à l’issue du bureau politique du parti. 


Si Bernard Accoyer s’est fait discret sur la scène politique ces cinq dernières années, il n’est pas totalement inconnu des Français puisqu’il a été président de l’Assemblée nationale de 2007 à 2012, au cours du mandat de Nicolas Sarkozy. 


Médecin spécialiste en chirurgie cervico-faciale, il entre en politique en 1989. Il se fait élire maire d’Annecy-le-Vieux sous la bannière du RPR, dont il est membre depuis 1981. Il devient député de Haute-Savoie en 1993. Jusqu’à aujourd’hui, il a toujours réussi à conserver ses deux mandats. 

Opposant des 35 heures et du PACS

A l’Assemblée nationale, il se fait remarquer pour sa vive opposition à la mise en place des 35 heures sous la législature socialiste. Il s’est également opposé au PACS, qui lui a valu de faire quelques sorties remarquées. "Dans un couple homosexuel, il y a un dominant et un dominé" avait-il déclaré. 


Ou encore : "L’Etat a naturellement vocation à privilégier les couples hétérosexuels, mariés ou non, qui, seuls, peuvent assurer le renouvellement des générations. L’Etat n’a évidemment pas le même devoir envers les couples homosexuels et les personnes isolées mais certains lobbies sont manifestement plus influents auprès de l’actuelle majorité que d’autres…."

 


Avant d'accéder au perchoir de l'Assemblée nationale, ce passionné de ski alpin a été président du groupe UMP de 2004 à 2007. Il a notamment dû gérer les conflits entre les sarkozystes et les chiraco-villepinistes. Son refus de prendre parti contre Nicolas Sarkozy lui a valu d’être considéré comme un traître par les villepinistes. En 2006, Jacques Chirac sollicite ses qualités de négociateur pour résoudre la crise du CPE, qui pousse les jeunes en masse dans la rue. 

Une fidélité à François Fillon récompensée

En 2007, fort du soutien de Nicolas Sarkozy et François Fillon, il est élu président de la chambre basse du Parlement face à Patrick Ollier. Depuis 2012, Bernard Accoyer s'est consacré à ses mandats locaux et plus récemment à la campagne de François Fillon pour les primaires. Le député croit en l'ancien Premier ministre depuis de nombreux mois, alors qu'il était distancé dans les sondages par Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et même Bruno Le Maire. "C'est celui qui a le programme le plus avancé, qui me paraît être le plus adapté aux problèmes du pays, mais aussi le programme le plus courageux." Aujourd'hui, sa fidélité a payé.

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