Anne Hidalgo dézingue Hollande, Valls et Macron, "responsables de l'immense gâchis du quinquennat"

Anne Hidalgo dézingue Hollande, Valls et Macron, "responsables de l'immense gâchis du quinquennat"

2017 : la bataille de la gauche

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FAUTIFS - Dans un entretien au "Monde", la maire de Paris s'en prend violemment à François Hollande, Emmanuel Macron et Manuel Valls, responsables selon elle de l'échec du quinquennat. Anne Hidalgo confirme son soutien à Vincent Peillon, le seul selon elle à représenter la voie "social-démocrate" dans la primaire.

Anne Hidalgo n'attendra pas la fin du mandat de François Hollande pour exercer son droit d'inventaire. Dans un entretien accordé au Monde, celle qui soutient Vincent Peillon à la primaire de la gauche livre un véritable réquisitoire du quinquennat qui se termine.


La maire de Paris donne même les noms des trois responsables qui, selon elle, ont tout gâché : 

Il y a trois personnes responsables de l’immense gâchis du quinquennat qui se termine : François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l’inspirateur d’une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel VallsAnne Hidalgo

Elle enfonce le clou

Manuel Valls est porteur, selon l'édile, "d'une vision autoritaire allant jusqu'à soutenir, avec le président de la République, la déchéance de nationalité". Quant à Emmanuel Macron, Anne Hidalgo confirme, comme elle l'avait fait par le passé, toute son inimitié à son égard : 

Il est l’incarnation de la reproduction sociale des élites. Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste. Je n’ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance Anne Hidalgo

Et pour finir, la maire de Paris fustige "les amalgames et l'inculture de ceux qui ont été les chefs de file de ce quinquennat". "Il y a un an, il était encore temps de réagir. Si on avait nommé quelqu'un comme Bernard Cazeneuve à l'époque à Matignon, nous ne serions pas dans la même situation." Au bout de compte, seul Vincent Peillon, clame-t-elle, est capable d'incarner cette ligne "social-démocrate" dans laquelle elle se "reconnaît". D'ailleurs, elle prévient qu'elle ne votera pour aucun candidat de gauche si son champion n'est pas qualifié.


Des propos jugés "particulièrement excessifs" jeudi matin sur RTL par Myriam El Khomri, la ministre du Travail. "Non, je ne considère pas que ce quinquennat était un gros gâchis", a rétorqué l'ancienne adjointe d'Anne Hidalgo.

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INFO LCI - Anne Hidalgo soutient Vincent Peillon

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