Primaire à gauche : au coeur de la campagne d'Arnaud Montebourg

2017 : la bataille de la gauche

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CONFIANT - Le candidat du "made in France" présente son programme, logiquement intitulé… le "projet France", où l’écologie est en bonne place. Le candidat, confiant, fait le tour de la France, comme dans cet éco-quartier, sous l'oeil de nos caméras.

Un récent sondage le donne vainqueur, au second tour, face à Manuel Valls. Les perspectives sont bonnes et il le sait. Arnaud Montebourg, le candidat du "made in France", est en campagne depuis 8 mois : c’est plus que ses concurrents. C’est sereinement qu’il continue son tour du territoire pour présenter son projet - le "projet France" - à la veille du grand rendez-vous de cette primaire de gauche, le premier débat face à ses 6 adversaires. 

Je voudrais inciter à faire attention aux sondagesArnaud Montebourg

Car le ministre de l’Economie a toute confiance dans ses ambitions. Sous l’œil de nos caméras, au cours d’un meeting, il affirme sans détour : "Cette candidature est la candidature de la transformation concrète du système économique, financier, politique et européen".


 Mais après François Fillon qui mettait récemment en garde la presse contre "l’insondable", Arnaud Montebourg a voulu, lui aussi, mettre en perspective les bons résultats qu’il engendre dans les études d’opinion : "Je voudrais inciter à faire attention aux sondages, c’est d’ailleurs pour cette raison que je ne les commente pas, qu’ils soient mauvais ou bons".


Un discours de plus en plus commun dans la bouche des politiques, après une année 2016 qui restera comme celle ayant fait mentir tous les sondages, que cela soit par la victoire du Brexit, celle de Donald Trump ou encore, en France, la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre alors qu'Alain Juppé en était donné grand favori. 

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Primaire de la gauche : mais qui est vraiment le candidat Arnaud Montebourg ?

Une alliance Mélenchon/Montebourg ?

S’il ne commente pas les sondages, Arnaud Montebourg, qui affirme haut et fort qu’il gagnera cette primaire, réfléchit déjà à l’après second tour. Car pour gagner la présidentielle, il va falloir rassembler. Et c’est avec un autre chouchou des sondages, pourtant réputé indomptable, que le candidat espère bien nouer un lien : "Le lendemain de ma désignation comme vainqueur de la primaire, je téléphonerai à Jean-Luc Mélenchon. On va essayer de s’unir !"


 Rien d’étonnant : il est vrai que sur plusieurs thèmes – l’Europe, l’économie ou les institutions – les programmes des deux hommes convergent, comme le rappelle l’Obs. Reste à savoir si cela sera suffisant. Jean-Luc Mélenchon a appelé, mercredi 11 janvier, ses sympathisants à ne pas participer à la primaire du PS.

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