Primaire de la gauche : et maintenant, quel avenir pour Manuel Valls ?

"UNE NOUVELLE PAGE S'OUVRE" - Battu au second tour de la primaire de gauche par Benoît Hamon, Manuel Valls a annoncé dimanche soir "vouloir prendre du recul" pour notamment "se réinventer".

Sans surprise, Benoît Hamon a battu Manuel Valls au second tour de la primaire de la gauche dimanche soir. L’ancien Premier ministre ne sera donc pas candidat à l’élection présidentielle. Dès ce soir, il s’est engagé à respecter la sanction des urnes en soutenant son ancien ministre de l’Education nationale. "C’est le candidat de notre famille politique, je veux lui souhaiter bonne chance", a-t-il déclaré ce dimanche soir.

Néanmoins, sa présence (et celle de ses partisans ?) dans la future équipe de campagne du candidat socialiste est loin d’être acquise. Car les propos très durs, notamment sur le revenu universel mais pas seulement, tenus par le camp Valls au cours de la primaire vont à coup sûr laisser des traces. 


D’ailleurs, l’ex-Premier ministre n’a pas pu s’empêcher de tacler Benoît Hamon lors de son discours en défendant "une certaine idée de la gauche qui fait de l'exigence de vérité la condition de la conquête et de l'exercice du pouvoir, qui fait de l'engagement pour la laïcité et la République un combat central et intransigeant et qui voit dans la société du travail une perspective d'avenir".

Comme le confirme sur LCI l’un de ses proches, le maire d’Evry Francis Chouat, le soutien de Manuel Valls à Benoît Hamon dans la campagne présidentielle sera des plus discrets. "Les choses sont claires : la loyauté, le respect des règles de la primaire, ça c'est incontestable. Après il y'a un candidat qui est désigné et dans le débat, il y a eu des options différentes. Personne ne peut demander à Manuel Valls de manger son chapeau".

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"Une page se tourne pour moi (...) Je vais réfléchir et me réinventer", déclare Manuel Valls ému

Valls veut se ressourcer à Evry

Comme de nombreux hommes politiques après un échec électoral, le finaliste de la primaire de la gauche va regagner son fief, en l’occurrence la ville d’Evry, dont il a été maire de 2001 à 2012. "Evry, c'est ma sève et ma source", a-t-il lancé dimanche soir. 


"Une nouvelle page s'ouvre. Il m'appartient de prendre le recul nécessaire, de réfléchir, d'analyser, de me réinventer aussi. Je me dois aussi d'apporter davantage d'attention aux miens, à Anne (Gravoin, sa femme, ndlr), à mes enfants et à mes amis", a ajouté Manuel Valls, qui restera finalement assez flou sur ce qu’il fera précisément dans les prochaines semaines.


S’il peut éventuellement retrouver son fauteuil de maire, il ne pourra pas en revanche être à la fois député et maire lors de la prochaine législature, en raison de la loi sur le non-cumul. Et entre ces deux mandats, le choix de Manuel Valls s’oriente davantage vers celui de député afin de pouvoir continuer à peser au niveau national dans le débat public. "Il ne quittera pas le parti, c'est sa vie. Il n'ira pas chez Macron, jamais. Il va redevenir député, il va travailler dans le parti, et dans cinq ans il y retourne", a indiqué l'un de ses proches à l'AFP. Dans l’attente de la  confirmation de cette décision, l'investiture de sa circonscription a été gelée par le PS.

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