Primaire de la gauche : Valls, Montebourg, Hamon, Peillon… que proposent les candidats sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme  ?

Primaire de la gauche : Valls, Montebourg, Hamon, Peillon… que proposent les candidats sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme ?

PROGRAMMES - Jeudi soir, la deuxième partie du débat de la primaire de la gauche sera consacrée aux questions de sécurité et de terrorisme. En la matière, que proposent les sept candidats ?

Manuel Valls

Sur son site internet, l'ancien Premier ministre a regroupé ses propositions sur la sécurité et le terrorisme dans une rubrique intitulée "protéger les Français".  Pour y parvenir, il souhaite : créer chaque année 1000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes ; porter le budget de la défense à 2% du PIB ; et agir contre l’islamisme radical, le salafisme, l’influence des frères musulmans. Il pense aussi qu'il faut expulser les prêcheurs de haine, dissoudre les associations extrémistes, lutter sur internet et dans les prisons contre la radicalisation.

Vincent Peillon

L'ancien ministre de l'Education est pour une "République forte et protectrice, qui assure la sécurité des Français". Il écrit dans son programme qu'il souhaite porter le budget de la défense à 2% du PIB d'ici dix ans, moderniser l'équipement des forces militaires, renforcer les capacités du pays en termes de cyberdéfense et de cyberattaque, proposer la création d'un fonds européen de défense et de sécurité. Vincent Peillon veut poursuivre la lutte contre le terrorisme en maintenant l'engagement militaire dans les théâtres d’opérations extérieures, en renforçant la coopération européenne en matière de renseignement et de lutte contre le terrorisme, en soutenant la surveillance des réseaux salafistes et en encourageant les dispositifs de lutte contre la radicalisation des jeunes. Enfin, il propose de recruter 5000 gendarmes et policiers supplémentaires au cours du quinquennat.

Arnaud Montebourg

Le candidat du "Made in France" n'a pas beaucoup travaillé sur ces questions. En la matière, il ne fait que trois propositions sans aucun développement ou explication. Il souhaite : la création d’un parquet national antiterroriste, la création d’un service de renseignement de proximité, la revalorisation de la police judiciaire. 

Benoît Hamon

Benoît Hamon est le candidat qui a fait le plus de propositions pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Il veut porter le budget à 3% du PIB pour la sécurité et la défense à l'issue du quinquennat, pérenniser la dissuasion nucléaire pour garantir la souveraineté du pays, lancer une stratégie de coopération européenne dans le domaine de la défense et aboutir à la création d'une agence de renseignement européenne. Il explique même qu'il souhaite exclure le budget de la défense du calcul du déficit au sens des critères de Maastricht. Selon lui, avec le Brexit "la France sera bientôt le seul pays de l’UE à porter un effort budgétaire significatif en matière de défense. Or la défense française assure notre protection mais aussi celle de l’ensemble des Européens." 


En ce qui concerne les forces de l'ordre, il souhaite une véritable police de proximité qui doit connaître réellement la population qu'elle protège, et renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie par le remplacement de tous les départs à la retraite et la création de 1000 postes par an. Les effectifs seront redéployés là où des inégalités et des besoins criants existent. Il propose aussi d'instaurer une prime pour les forces de l’ordre présentes dans les zones très difficiles. 

Sylvia Pinel

La candidate du Parti radical de gauche parle dans son programme du redéploiement des forces de sécurité notamment dans certains quartiers urbains constitués en "zones de non-droit" ou dans les territoires ruraux délaissés. Elle veut prévenir la radicalisation chez les plus jeunes dans le cadre de "Chantiers républicains" destinés aux 15-18 ans : pendant trois ans, à raison d’un mois par an, ils devront défendre un projet cohérent avec les valeurs de la République qu’ils auront choisi. Elle souhaite également créer des centres de prévention de la radicalisation et des parcours de désendoctrinement. 

François de Rugy

"Même si je sais qu’on n’a pas l’habitude d’entendre un écologiste parler sécurité, je serai un candidat écologiste qui parlera de sécurité", déclare François de Rugy en préambule de ses propositions. Il souhaite la mise en place d'un Haut conseil pluraliste de la sécurité intérieure. Composé de dix membres, il serait rattaché au ministère de l’Intérieur et aurait à connaître toutes les initiatives gouvernementales en matière de sécurité, qu’il s’agisse des textes législatifs ou des dispositifs. Il plaide également pour le rétablissement d'une police de proximité, d'autant plus qu'il souhaite confier les missions annexes à la sécurité (contrôle de vitesse, stationnement, formalités administratives, enregistrement de plaintes) à des opérateurs privés. Il explique ensuite qu'il souhaite recruter des éducateurs spécialisés dans la lutte contre la radicalisation.

Jean-Luc Bennahmias

Le "petit" candidat de cette primaire n'est pas très prolixe en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Il explique seulement vouloir armer l’ensemble des polices municipales afin d’avoir des soldats de la République dans chacune des villes, et constituer un corps de vigiles de sécurité agréé par le ministère de l’Intérieur qui pourront avoir des armes non létales pour immobiliser les éventuels terroristes dans chaque centre commercial ou supermarché avant l’arrivée des forces de l’ordre.

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