Valls, Montebourg, Lienemann, Hamon... les huit candidats à la primaire socialiste

Valls, Montebourg, Lienemann, Hamon... les huit candidats à la primaire socialiste

2017 : la bataille de la gauche

Voir
CANDIDATS - Après la primaire de la droite remportée par François Fillon, tous les regards se tournent vers celle de la gauche, à laquelle le président Hollande ne se présentera pas. Alors que la candidature de Vincent Peillon semble se dessiner, LCI fait le point sur les candidats déjà déclarés.

Dans un peu moins de deux mois, la gauche aura, à son tour, à choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2017. Ce sera sans François Hollande, qui a officiellement renoncé à se présenter, jeudi 1er décembre. Au sein de cette primaire ouverte de la "Belle Alliance populaire", plusieurs personnalités ont déjà annoncé leur candidature.

Arnaud Montebourg

Comme en 2011 le chantre du "made in France" défendra une nouvelle fois ses chances pour représenter le parti socialiste et ses alliés à l'élection présidentielle. A l'époque, il avait obtenu 17,19% des voix et était ainsi arrivé troisième derrière François Hollande et Martine Aubry. L'ancien ministre du Redressement productif souhaite notamment privilégier les PME françaises dans les marchés publics mais aussi annuler les hausses d'impôts depuis 2011 pour les classes moyennes et populaires. 

Benoît Hamon

L'ancien ministre de l'Education nationale, puis de l'économie sociale et solidaire, s'est déclaré candidat à la primaire en août dernier. Depuis son départ du gouvernement, il a ensuite rejoint les frondeurs, critiquant vivement la politique de François Hollande. Pour l'élection présidentielle, Benoît Hamon propose notamment l'instauration d'un "revenu universel d’existence".

Marie-Noëlle Lienemann

La sénatrice socialiste de Paris, figure importante des frondeurs, a annoncé sa candidature dès le mois de mars prônant plus de "justice sociale". Dans son programme, l'élue souhaite par exemple augmenter le SMIC net à 1.300 euros "dès le début du quinquennat" (contre 1141,61 aujourd'hui), puis 1500 avant 2022.

Jean-Luc Bennahmias

Le président du Front démocrate et co-président de l’Union des Démocrates et Ecologistes (l'UDE de Jean-Vincent Placé) fait partie des deux candidats issus des verts présents à la primaire de la gauche avec François de Rugy. L'ancien député européen prône la légalisation du cannabis, mais aussi la création d'un revenu minimum universel.

Pierre Larrouturou

Défenseur du passage aux 32 heures, cofondateur de Nouvelle Donne (un jeune mouvement progressiste largement influencé par les économistes du collectif Roosevelt et les valeurs du Conseil national de la résistance), cet économiste a annoncé sa candidature le 1er décembre sur LCI. Partisan de la semaine de quatre jours, sceptique face aux politiques censées favoriser la croissance, profondément écologiste, il se présente comme le porte-vois de "ceux qui désespèrent".

François de Rugy

En se portant candidat, le député de Loire-Atlantique François de Rugy espère "mettre l'écologie au coeur du projet" de la gauche. Le président du Parti écologiste, qui a quitté EELV en 2015, promet notamment, 100% d'énergie renouvelable d'ici 2050 et une baisse de la fracture énergétique des Français à la fin du quinquennat

Gérard Filoche

Bien qu'il n'ait aucun mandat électif, Gérard Filoche espère bien peser dans la primaire de la gauche. Membre du bureau national du Parti socialiste, il souhaite ainsi "battre Hollande par tous les moyens". Il propose une réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, un SMIC net à  1 386 euros par mois et la retraite à 60 ans.


Mais en dehors de ces candidats officiellement déclarés, il faudra également compter sur d'autres qui sont à venir. François Hollande, qui doit annoncer sa décision dans les prochains jours, pourrait s'ajouter à cette liste. Si ce n'est pas le cas, Manuel Valls pourrait le faire à sa place. Quant à Emmanuel Macron, plusieurs responsables socialistes comme le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone l'appellent à rejoindre la primaire, prévue les 22 et 29 janvier.

Manuel Valls

Sa candidature a souvent été évoquée, puis démentie. Manuel Valls s'est finalement déclaré candidat le 5 décembre dernier à l'Hôtel de Ville d'Evry, après 32 mois passés à Matignon. L'ancien ministre de l'Intérieur, puis Premier ministre, veut incarner la "réconciliation" des gauches, après les avoir déclarées... "irréconciliables". "J’ai cette force en moi, cette volonté de servir mon pays, c’est au-delà des mots, c’est une conviction totale, je veux tout donner pour la France qui m’a tant donné". 

Primaire de la gauche : Montebourg refuse de répondre quand on lui demande s'il se ralliera à Valls en cas de victoire de celui-ci

Tout savoir sur

Tout savoir sur

2017 : la bataille de la gauche

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques