Dan Carter le bourreau des Australiens

Dan Carter le bourreau des Australiens

RUGBY - Si la Nouvelle-Zélande a été sacrée championne du monde ce samedi à Twickenham (34-17), elle le doit en grande partie à son numéro 10, Daniel Carter. Le demi d’ouverture des All Blacks a douché les espoirs des Wallabies de son pied et sa maestria.

Samedi 31 octobre, stade de Twickenham, à Londres. 70e minute de jeu de la finale de la Coupe du monde de rugby entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les hommes de Michael Cheika, menés quinze minutes plus tôt 21-3, viennent de marquer deux essais par l’intermédiaire de Pocock et Kuridrani. Revenus à quatre points, les Wallabies ont entamé une folle remontée qui doit les mener vers le titre de champion du monde. C’était le scénario envisagé par tous les spectateurs de cette rencontre qui aura tutoyé les cimes. Un homme en a décidé autrement et est venu perturber la fin d’un film digne des plus grands longs-métrages d’Alfred Hitchcock.

Carter le faucheur

Halloween oblige, le cauchemar australien, était tout de noir vêtu. Numéro dix dans le dos, Dan Carter a sorti son pied gauche. Une faucille venue découper les derniers espoirs australiens de deux coups de pied magnifiques. Tout d’abord d’un drop plein de sang-froid en pleine période de domination de Michael Hooper et ses partenaires. Après avoir frappé la joue gauche, le Néo-Zélandais a touché la joue droite australienne, d’une pénalité excentrée à 50 mètres de sa cible. Chahutés pendant vingt minutes, les All Blacks ont trouvé leur sauveur. Comme en demi-finale face à l’Afrique du Sud, où Carter là aussi avait dégainé son pied gauche pour armer un drop.

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Chahuté, Daniel Carter l’avait aussi été en début de rencontre. Une cible idéale pour les gros bras australiens. Kepu et compagnie s’en sont donnés à cœur joie pour secouer leur futur bourreau. Blessé et forfait pour la finale en 2011, chez lui, en Nouvelle-Zélande, Daniel Carter ne pouvait pas quitter ce théâtre sans marquer de son empreinte la finale. Buteur (19 points), animateur dans le jeu au pied, il était également là au moment où il fallait arrêter les vagues jaunes et vertes. Champion du monde et élu homme du match, Dan Carter peut sortir de Twickenham comblé. Il restera cependant longtemps dans les cerveaux australiens. Un cauchemar ça ne s’oublie pas si vite.

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