De militant gay à écolo, les 5 choses à savoir sur le Wallaby David Pocock

De militant gay à écolo, les 5 choses à savoir sur le Wallaby David Pocock

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RUGBY - Outre son talent pour le rugby, l'international australien de 27 ans mène plusieurs vies, militant écologiste, pour la cause gay et à la tête d'une association au Zimbabwe. Il tentera samedi de devenir champion du monde, après deux années quasi blanches à cause des blessures.

Il est né au Zimbabwe
International australien, David Pocock a vu le jour à Gweru, au Zimbabwe en 1988. Ce n'est qu'à l'âge de 14 ans que sa famille a quitté le pays par crainte des violences qui touchaient les riches fermiers blancs, expropriés manu militari à cause de la réforme agraire initiée par Robert Mugabe. Aujourd'hui, le rugbyman a une fondation au Zimbabwe pour développer l'économie locale, en lien avec les communautés rurales. Et il tente d'y revenir au moins une fois par an.

► Fervent militant écolo
De ses jeunes années dans une ferme, Pocock a gardé une grande préoccupation pour la nature et sa préservation. Le gaillard (1,84 m, 104 kg) participe à différentes campagnes d'action pour lutter contre le changement climatique. En novembre dernier, il a même été arrêté alors qu'il s'était enchaîné à une pelleteuse à l'entrée d'une mine de charbon, en guise de soutien à un agriculteur. ''C'était une toute petite action mais cela représente beaucoup pour moi personnellement'', disait-il au Daily Mail en début de compétition. Quitte à mettre la fédération australienne dans l'embarras… ''Les gens disent que sport et politique ne font pas bon ménage, mais je pense qu'il est important que les sportifs s'intéressent à d'autres choses qu'au sport et d'en parler'', soutient le Wallaby.

► Il ne se mariera pas tant que les homosexuels le ne pourront pas
David et Emma, c'est le grand amour. En 2010, le couple avait même organisé une cérémonie de mariage. Qui s'est arrêtée au moment de signer les documents officiels. Car le rugbyman a juré à sa promise qu'il ne se marierait pas tant que le mariage homosexuel n'est pas reconnu en Australie. En 2012, il a débattu avec un membre du parti libéral australien opposé à cette idée. ''Comment peut-on lutter contre l'homophobie quand on dit (à un homosexuel) : « Nous sommes égaux, mais vous, vous n'êtes pas mariés ».'' Fort de sa place dans l'élite du rugby mondial, l'international essaie surtout de lutter contre l'homophobie dans le sport.

 Parmi les ''jeunes Australiens de l'année'' en 2012
Pocock plaît en Australie. Outre sa belle gueule et sa crinière qui oscille entre blond miel et blond vénitien selon les saisons (et quand il n'est pas casqué), sa franchise et ses idées sont appréciées, dans un milieu où la langue de bois se fait de plus en plus présente. Pour son engagement dans les causes LGBT et écolos, comme pour son travail au Zimbabwe, le garçon a été finaliste du  très officiel prix de 'jeune Australien de l'année'  en 2012.

 Il n'a joué que cinq matchs en deux ans
Avant de revenir en forme la saison dernière pour participer à cette Coupe du monde, David Pocock a vécu deux saisons de calvaire. En 2013, alors qu'il vient de rejoindre la province des Brumbies, il se flingue le genou après trois matchs joués. Un an plus tard, rebelote, après deux matchs et 150 minutes de jeu. Soit cinq matchs à enfiler les crampons en deux ans… Son retour au plus haut niveau est, depuis, fulgurant, avec 8 essais marqués en 14 matchs la saison dernière. Samedi, il mettra encore ses qualités de plaqueur au service de l'Australie, avec l'espoir de remporter un premier titre mondial.

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