Jonah Lomu était arrivé à Marseille "comme un junior qui monte en équipe première"

Jonah Lomu était arrivé à Marseille "comme un junior qui monte en équipe première"

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RUGBY - Le décès, mercredi matin, du célèbre ailier Jonah Lomu suscite de nombreux hommages. Passé à Marseille-Vitrolles lors de la saison 2009/2010, le All Black a marqué ses anciens coéquipiers. David Gérard et Clément Médina, joints par metronews, évoquent la période phocéenne du Néo-Zélandais.

"Je pourrai dire que j’ai joué avec la plus grande star du rugby, du même calibre que Michael Jordan au basket". L’hommage est signé Clément Médina, ailier du Stade Niçois, qui a évolué aux côtés de Jonah Lomu lors de la saison 2009-2010 à Marseille Consolat. Le Néo-Zélandais avait décidé de rejoindre la cité phocéenne en 2009, pour rechausser les crampons, deux ans après avoir annoncé sa retraite sportive. "Il était arrivé très humble, comme un junior qui montait en équipe première. Il demandait même s’il prenait la place de quelqu’un", se rappelle Clément Médina. "Il faisait avec les moyens du bord, il voulait faire ses preuves, il s’est accroché pour gagner sa place de titulaire à l’entraînement", ajoute David Gérard, coéquipier de Lomu à Marseille.

Les conseils d'une star

Même si le bilan sportif n’est pas celui espéré, avec seulement sept petits matchs joués, le passage de la star du rugby à Marseille a marqué ses anciens coéquipiers. "Quand une référence mondiale te donne des conseils, tu es obligé d’être à l’écoute. C’est le plus beau souvenir rugby que j’ai", explique Clément Médina qui évolue au même poste que Jonah Lomu. Plus expérimenté, David Gérard, passé par le Stade Toulousain ou le Racing Metro se rappelle lui des moments passés avec le All Black en dehors des terrains. "C’était quelqu’un qui prenait énormément soin de sa famille. Il était très curieux. La situation du club [en proie à des soucis administratifs] a permis de le connaître plus. On a vécu des moments plus privés que si on avait été dans un cadre plus professionnel".

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"Il avait notamment invité toute l’équipe à une grande fête chez lui", reprend Clément Médina. "La vie du groupe lui a beaucoup plu. Il a essayé de rentrer dans le moule très rapidement", ajoute David Gérard. Malgré tout, le Néo-Zélandais ne pouvait pas faire abstraction de ses problèmes de santé. Atteint d'un syndrome néphrotique, en 2003, Jonah Lomu avait subi en 2004 une transplantation rénale. Mais le recordman d’essai dans l’histoire de la Coupe du monde (15) n’en parlait pas avec ses coéquipiers. "Et nous ne l’évoquions pas non plus avec lui. On ne voulait pas en rajouter, rentrer dans son intimité. Il était déjà très occupé avec sa famille", raconte l’international français.

En apprenant son décès, les deux rugbymen ont éprouvé beaucoup de tristesse. "On perd non seulement une icône du rugby mondial qui a permis à ce sport de se développer mais aussi un gars bien, un gars très bien", conclu David Gérard.

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