Richie McCaw, le capitaine historique des All Blacks, tire sa révérence

Richie McCaw, le capitaine historique des All Blacks, tire sa révérence

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RUGBY - Le Néo-Zélandais Richie McCaw, capitaine des All Blacks vainqueurs des deux dernières Coupes du monde, a annoncé la fin de sa carrière après 14 ans au plus haut niveau.

On ne dramatisera pas, dans le contexte actuel et quelques heures à peine après l'annonce du décès de Jonah Lomu, un départ à la retraite, qualifié souvent de "petite mort" dans le jargon du sport. Mais il n'est pas plus interdit de verser une larme. Car, dans la nuit de jeudi à vendredi, c'est bien une lumière qui s'est éteinte sur la planète rugby, quand Richie McCaw a officialisé, comme attendu, la fin d'une longue et riche carrière au plus haut niveau. Couronnée, il y a trois semaines, par une 2e Coupe du monde de rang en tant que capitaine de la Nouvelle-Zélande.

"On se prépare longtemps pour ce jour. Mais je pense que je ne réaliserai complètement que lorsque je verrai les gars retourner à l'entraînement et en match. Je ne vais pas regretter ma décision. J'ai fait tout ce que j'ai toujours voulu. Je savais, au coup de sifflet final, à Twickenham, que ce serait la dernière fois que je mettrais ce maillot. Je n'avais pas vraiment envie d'arrêter, mais il le fallait. C'était émouvant... Lorsque je suis rentré à la maison, c'est devenu évident. Parler avec les cinq autres All Blacks qui arrêtent, avec qui vous avez longtemps évolué, a rendu le choix plus facile. C'était la bonne chose à faire", a lâché l'intéressé lors d'une conférence de presse tenue, pour l'occasion, à Wellington.

Ce leader, au sens premier du terme, en a ensuite profité pour ouvrir l'armoire et dévoiler ses plus beaux souvenirs : "Je pense que 2007 (défaite face aux Bleus en quart de finale du Mondial, ndlr) a formaté les huit dernières années. C'était vraiment dur, mais ça nous a permis de réaliser ce qui a suivi et l'a rendu encore plus appréciable. Ensuite, je me souviendrai de ma première sélection. J'étais à côté de gars comme Jonah Lomu. J'avais 20 ans. C'était une expérience irréelle. J'étais aligné aux côtés de mes héros, que je regardais quand j'étais à l'école. C'est dur de choisir certains moments, mais il y a, bien sûr, le plus récent d'entre eux, la victoire lors de la dernière Coupe du monde. Je ne sais pas si ce sont les plus beaux, mais ce sont ceux qui me viennent à l'esprit."

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Richie McCaw a enfin évoqué la suite. Une suite inattendue. "D'une manière ou d'une autre, je veux rendre au rugby ce qu'il m'a donné pendant quinze ans. Mais d'abord, je veux faire d'autres choses. Je vais m'investir dans les hélicoptères. C'est un domaine qui me passionne. Je suis dedans depuis quelques années. Bien sûr, ça ne va pas remplacer les moments où on court devant 80 000 personnes, mais ce n'est pas mal non plus. J'ai hâte d'y être."

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Une photo publiée par Gemma Flynn (@gemflynn) le

Ce joueur, fondamentalement collectif, et souvent raillé pour sa filouterie dans le dos des arbitres, laissera le souvenir d'un travailleur acharné, qui s'est plus appuyé sur son cerveau que sur ses mains ou ses pieds. "On n’a qu’à donner le maillot des All Blacks à n’importe qui", avait persiflé, en novembre 2001, le troisième ligne international néo-zélandais Josh Kronfeld, en apprenant la première sélection de Mcaw... Devenu depuis le joueur le plus titré de l'histoire de son sport et le plus capé de celle des All Blacks. Voilà maintenant un moment que ses coéquipiers l'ont surnommé "GOAT", pour "Greatest of All Time", "le plus grand de tous les temps".

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