Rugby : Laporte n'est pas content du 1er match en Afrique du Sud, et il le fait savoir

Rugby : Laporte n'est pas content du 1er match en Afrique du Sud, et il le fait savoir

DirectLCI
CLASH - Dans un entretien au journal L'Équipe, le président de la FFR Bernard Laporte a fustigé ce jeudi l'attitude de certains joueurs lors du premier test de la tournée d'été du XV de France le week-end. Une interview qui a quelque peu semé le trouble au sein du staff de l'équipe de France avant le deuxième match prévu samedi.

Après sa lourde défaite contre l’Afrique du Sud (37-14) le week-end dernier en ouverture des tests de la tournée d'été, le XV de France est dans le dur. Et le président de la FFR Bernard Laporte ne s’est pas privé pour le dire. 


Le patron du rugby français a ainsi fustigé ce jeudi le comportement "inadmissible" de certains joueurs lors du premier test match, une sortie jugée prématurée par le sélectionneur Guy Novès.

"Je vais leur parler de l'essentiel, du rugby"

Le président de la FFR a notamment annoncé dans une interview au journal L’Équipe son arrivée à Durban, en Afrique du Sud, samedi en fin de matinée, quelques heures avant le coup d'envoi du deuxième test-match. Il a clamé sa volonté de s'adresser directement aux joueurs, auxquels il reproche leur manque d'engagement.


"J'arrive à Durban samedi à 11 heures. Je vais leur dire quelques mots, c'est normal. Ce que j'ai ressenti, où on doit aller", indique le nouveau président de la Fédération française, connu pour ses prises de parole musclées. "Je ne leur parlerai pas de technique, le staff est assez compétent pour ça. Je vais leur parler de l'essentiel, du rugby : si on veut gagner, il faut être performant individuellement (...) Quand tu portes le maillot de l'équipe de France, tu n'as pas le droit de faillir. Ce n'est pas possible (...) Certaines choses sont inadmissibles", a lancé Bernard Laporte.

Guy Novès visiblement pas au courant

Le timing de cette attaque a visiblement déboussolé le sélectionneur Guy Novès. Assis sur une terrasse, sur fond d'Océan Indien, le coach a d'abord affirmé n'être "pas du tout au courant". "Je suis désolé, je ne lis pas les journaux", a-t-il lâché. Lorsqu’il a été relancé par les journalistes, il s'est montré plus loquace, s'interrogeant sur l'opportunité du message présidentiel, même s'il s'est dit "pas du tout choqué qu'un président de temps en temps ait envie de dire quelque chose".


"On est passé à côté de notre sujet sur le premier test, mais cela faisait très longtemps. Quand on perd contre les Blacks (19-24 en novembre), les Australiens (23-25 en novembre) et les Anglais (16-19 dans le Tournoi-2017), il y a quand même dans le contenu, l'engagement, des choses admirables. Donc je ne sais pas si ce n'est pas un peu tôt, s'il ne faut pas attendre un peu la suite" a-t-il estimé.


Guy Novès, installé à son poste par l'ancien président de la FFR Pierre Camou, s'est également montré dubitatif sur l'effet du message qui sera adressé aux joueurs. "Je vous avoue que ce genre de match se prépare de loin, ce n'est pas un simple discours qui transforme un individu, à mon avis", a-t-il lâché. "Avant de s'exprimer auprès des joueurs, il s'exprimera auprès de moi, ce qui paraît logique car nous avons quand même une relation qui doit être forte. Cela se passe comme ça", a ajouté le sélectionneur, qui a discuté, sitôt le point-presse terminé, avec le bras droit du président, Serge Simon.

En vidéo

Zoom sur le Pays basque, terre de rugby

Pas de remise en cause de Novès

Les joueurs, eux, se sont de nouveau dit parfaitement conscients d'être passés au travers lors du premier test-match. Ils mettent en avant la thèse de l'accident, comme Novès. Pour le match de samedi, ce dernier a offert sa première sélection au jeune centre Damian Penaud et procédé à huit changements. 


Dont le retour du capitaine Guilhem Guirado, qui devra montrer l'exemple dans l'engagement. Sous les yeux de Laporte, qui a réaffirmé sa confiance à Novès : "Bien sûr, il est hors de question de le remettre en cause".

Plus d'articles

Sur le même sujet